Vibro partie 1

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alex condamines


godelesbien



VIBRO (PARTIE 1)

Cela faisait sept ans maintenant que Sandrine travaillait à la déchetterie. Certains auraient trouvé cela dégradant d’être quotidiennement au milieu d’ordures. Elle était au contraire bien heureuse d’avoir un emploi stable, après bien des années d’errance. Elle avait commis l’erreur de quitter l’école trop tôt parce qu’elle ne supportait plus de faire des études. Elle l’avait payé très cher, allant de petit boulot mal payé en petit boulot mal payé. Travailler à la déchetterie lui avait permis d’être titularisée en tant que fonctionnaire territoriale, de toucher un salaire qui, certes pas énorme, lui permettait de vivre décemment, lui assurerait un minimum de retraite et lui permettait de s’occuper de sa fille, promise à un meilleur avenir que le sien. A 16 ans, elle allait boucler son Bac avec deux ans d’avance.

Ce matin-là, elle arriva sur le coup de 5 heures 30, pas encore bien réveillée. C’était parti pour sept heures de tri, sept heures d’affilée avec la possibilité de pauses comme le prévoyait la loi. Le tapis roulant fonctionnait de manière continue, et il y avait toujours une personne en réserve pour venir remplacer quand l’un des employés faisait une pause.

Ils tournaient sur les différents postes. Sandrine avait par exemple été une année remplaçante, une autre, elle passait pour vider les containers, encore une autre elle contrôlait les scanners optiques qui permettaient de séparer les différentes catégories d’objets… Une manière d’aller au-delà de la lassitude.

Le travail qu’elle faisait n’était d’ailleurs pas si pénible que ça. Avec plusieurs de ses collègues, elle était une trieuse.

Les déchets triables arrivaient en vrac dans des sacs jaunes, ou des containers de la même couleur. Les gens y mettaient tout ce qui était recyclable, ou ce qu’ils pensaient recyclable, cela faisait une grosse différence. Les sacs étaient ramassés selon les communes du lundi au jeudi soir. Ceux-ci étaient ouverts, et leur contenu passait sur un tapis roulant, devant l’équipe de trieurs. A charge pour eux d’enlever tout ce qui ne rentrait pas dans les catégories recyclables.

On trouvait malheureusement de tout, de la couche souillée au cadavre d’animal. Sans parler des déchets dangereux, des seringues par exemple. On pouvait même se demander si certains ne faisaient pas exprès de déposer de tels déchets dans les sacs jaunes. Il fallait enlever tous ces déchets superflus et les jeter dans les grands containers disposés à leurs pieds. Ils allaient ensuite rejoindre les déchets incinérés. Une fois ce premier tri fait, les recyclables étaient classés par familles, le plastique avec le plastique, l’acier avec l’acier, le verre avec le verre.

Ils étaient munis de gants très épais. Leur hantise c’était aussi bien la blessure que la contamination.

Il était dix heures quarante lorsque cela se produisit. Avec le temps, elle avait pris l’habitude de repérer immédiatement les corps intrusifs.

Elle aperçut l’objet et comprit immédiatement ce dont il s’agissait. Elle l’attrapa avant que qui que ce soit d’autre ait eu le temps de le repérer et le jeta dans le container où ils balançaient les refus. Toute troublée, elle reprit son travail. Les refus étaient nombreux. Elle avait glissé l’objet dans le coin gauche.

Sur le coup de midi, le container près d’elle débordait. Sandrine allait généralement le vider à la fin de son service. Elle faisait une semaine 6 heures/13 heures et l’autre 12 heures/19 heures.

Je prends ta suite.

Mélanie venait de faire son apparition. Une blondinette d’une trentaine d’années qui avait vraiment un joli minois. Elle lui sourit, en guise de bonjour et d’au revoir, attrapa le container, et sortit à l’extérieur pour aller le vider. Elle n’était pas très grande, et elle avait à chaque fois des difficultés pour pousser le container assez haut pour qu’il bascule dans la benne.

Ce fut à ce moment qu’elle récupéra l’objet qu’elle avait glissé dans un coin du container, et qu’elle le fit subrepticement glisser contre son ventre, sous son pantalon de travail. Le pantalon flottait un peu, elle avait perdu deux ou trois kilos ces derniers temps, et elle pourrait le dissimuler jusqu’à ce qu’elle soit à la voiture, où elle le glisserait sous sa veste, disposée sur le siège passager.

Elle rejoignit la salle où les employés de la déchetterie avaient organisé une petite cafétéria. Avant de rentrer chez elle, elle avait envie de boire un café. Il avait toujours un goût différent pris ici, le goût de l’effort et du compagnonnage des trieurs qui, jour après jour, exerçaient leur tâche difficile, et étaient unis par le lien qui rapproche les gens de peu.

Elle sentait l’objet, collé à son ventre, et cela lui procurait une indéniable excitation. Ce genre d’objet, elle ne l’avait jamais vu que dans des films pornos. Il ne lui était même jamais venu à l’idée d’en acheter un. Ce n’était pas pour elle. C’étaient pour les actrices, qui tournaient ces scènes irréalistes mais excitantes, où elles se caressaient seules ou à deux, souvent en attendant un homme qui avaient une queue de chair, héroïnes de ces films qu’elle s’était mise à regarder, l’après-midi, ersatz, elle en était bien consciente, d’une vie sexuelle plus épanouie, mais elle n’aspirait à rien d’autre après une vie amoureuse et sexuelle peu satisfaisante.

Ce n’était pas le cas en matinée, mais la semaine où elle avait l’après-midi de libre, dès qu’elle était à la maison, après avoir mangé sur le pouce, elle enlevait son jean, sa culotte, elle se calait sur le lit avec son ordinateur portable, et elle matait des films pornos, la main entre les cuisses, se masturbant et jouissant dans les scènes les plus excitantes, jusqu’à ce qu’elle soit trop fatiguée, les draps trempés sous elle, et qu’elle s’endorme. Elle s’était abonnée à un site qui pour 3,99 par mois, lui donnait un choix incalculable de pornos. Elle avait d’ailleurs un peu tout essayé, tirant du plaisir et de l’excitation de tout ce qu’elle pouvait voir. Ces moments de plaisir solitaires lui permettaient d’oublier tout ce qu’elle avait loupé dans sa vie.

Elle discuta avec Pascal, qui lui aussi finissait en bout de chaîne. La quarantaine, comme elle, il était toujours souriant et sympathique. Comme elle, il avait exercé de nombreux métiers avant que les hasards de la vie ne l’amènent ici. Elle fut très surprise de l’entendre lui dire :

Ça te dirait pas qu’on mange ensemble un soir ? J’aimerais bien t’inviter…

Elle le regarda, très surprise. Elle n’avait jamais imaginé qu’il puisse formuler ce type d’invitation. Qu’il puisse à vrai dire s’intéresser à elle.

Euh, oui… Écoute j’y réfléchis, je te donne une réponse demain.

Elle lut de la déception dans ses yeux. Elle s’enfuit sans demander son reste, très surprise par sa demande, et ne se sentant pas vraiment apte à y répondre. Avoir un homme dans sa vie… Elle n’y pensait même plus… Pour elle, Pascal était un bon copain, rien de plus…

Elle partit récupérer le véhicule sur le parking. Plus que sortir avec Pascal, elle avait très envie de se retrouver seule avec l’objet.

Elle rentra chez elle, mit se tenue de travail au sale. On leur en avait fourni une dizaine, et ils se changeaient quotidiennement, vu que le métier restait salissant. Elle passa un pantalon de survêtement et un sweat-shirt.

Elle avait posé l’objet sur la table de la cuisine. Une fois habillée, elle y revint.

Non, finalement même dans les pornos, elle n’avait jamais vu un objet comme ça…

Il était mauve, long, épais, très épais même, s’affinant toutefois légèrement. Il lui sembla qu’une partie était destinée à être tenue, alors que l’autre un rien plus étroite, devait simplement rentrer dans le sexe et donner du plaisir.    

Sandrine se dit que ça devait être sacrément efficace.

Elle se rendit compte que son sexe était mouillé, qu’il se dilatait, et qu’elle avait envie d’essayer le vibromasseur. Arriver à 42 ans et n’en avoir jamais essayé un… Mais il n’était jamais trop tard pour bien faire…

Il n’était pas difficile de trouver, sur le gode, le bouton marche-arrêt. Le socle était dévissable.

Il n’y avait plus de piles.

Elle examina le petit sticker collé sur l’ouverture, qui donnait le calibre des piles. Elle se précipita vers le tiroir dans lequel elle accumulait des réserves de piles pour les différents appareils qu’elle utilisait. Il fallait trois piles, et elle avait un pack de 4 piles. Parfait. Elle l’ouvrit, et fourra les trois piles dans le cul du vibro… Est-ce qu’il marchait ? Avec un rien d’appréhension, elle fit glisser son doigt sur le bouton marche-arrêt… Il fonctionnait parfaitement. Contre sa paume, elle éprouva sa vibration, imaginant ce que cela pourrait être dans son vagin. Cette perspective l’excitait bien plus qu’elle n’aurait pu l’imaginer, d’une excitation qui croissait avec le passage du temps… Elle glissa sa main dans son pantalon de survêtement, trouvant sa culotte mouillée et son sexe dilaté.

Comment se faisait-il que le vibro ait pu atterrir dans un sac à déchets ? C’était bien la première fois qu’elle trouvait ce type d’objet et ce ne serait pas de sitôt qu’elle en trouverait à nouveau. Elle ne pouvait qu’imaginer . Il était d’évidence en parfait état, même s’il avait certainement servi. Pourquoi la femme qui l’avait acheté l’avait-elle jeté ? Était-elle lassée de l’objet ? Ne lui avait-il pas procuré le plaisir qu’elle était en droit d’attendre ? Ou bien l’avait-elle utilisé dans une période de vide en attendant de retrouver un vrai sexe, de chair et de sang, et comme c’était effectivement le cas, l’avait-elle sacrifié, convaincue qu’il ne l’intéressait plus ? On pouvait imaginer des dizaines d’autres hypothèses… Un mari qui découvrait le vibro par hasard, et qui, furieux que sa femme l’utilise alors même qu’il avait une grande et belle queue et qu’elle ne pouvait pas avoir envie d’autre chose… Ou bien une sœur qui s’était vue piquer son vibro par sa sœur, et qui, pour se venger, le balançait… .

Une chose était sûre : elle ne saurait jamais.

Mais ça n’était pas une raison pour ne pas l’essayer.

Elle passa dans la chambre à coucher, se laissa glisser sur le grand lit. La maison était calme et silencieuse à cette heure de la journée. Sa fille rentrait en début de soirée, après sa journée d’étude et le sport.

Elle tira bas le pantalon de survêtement. La culotte suivit le même chemin quelques secondes plus tard, après qu’elle ait constaté qu’elle était humide de ses sécrétions. Elle fit une sorte d’évaluation de son sexe, le trouva ouvert et chaud, laissant couler ses liquides intimes. Elle pianota sur l’ordinateur qu’elle avait posé près d’elle… Elle imaginait mal de se donner du plaisir sans avoir sous les yeux l’excitation d’images pornographiques. Il lui fallait toujours un déclencheur, et elle n’avait pas assez d’imagination pour cela. Ses souvenirs de plus, étaient enfouis dans son passé.

Sur le site auquel elle était abonnée, elle sélectionna l’onglet NOUVEAUTES . Elle prit la première, dont l’image figée semblait promettre pas mal , on voyait une femme d’âge mur, une brune pas très grande, plutôt dodue, avec des formes épanouies, buvant et discutant avec trois hommes, dans un living petit bourgeois. La bande lui plut aussitôt parce qu’elle mettait en scène des scènes du quotidien, ou en tout cas imitées, qui basculaient, et elle aimait cette volonté de réalisme, même s’il ne s’agissait d’évidence que d’une mise en scène.

Elle brancha le vibromasseur. Le simple fait de le sentir vrombir était déjà excitant. Plutôt que de l’amener immédiatement sur son intimité, elle le promena sur ses mains, ses avant-bras. Elle se souvenait d’avoir lu autrefois dans des publications mais aussi dans des catalogues de vente par correspondance que les vibromasseurs étaient conçus avant tout pour assurer une détente, qu’on pouvait obtenir en le promenant sur son corps et elle se souvenait d’avoir ri en pensant à cela, convaincue que l’utilisation n’était que sexuelle, mais en promenant ainsi l’objet de plastique sur son corps, elle pouvait se rendre compte que ça n’était pas faux.

   Sur l’écran, les trois hommes qui plaisantaient avec la femme d’âge mur venaient de mettre leurs queues à nu, semi-érigées, et ils les masturbaient. Ils avaient commencé en devisant, jouant faux comme tous les acteurs pornos, jusqu’à ce que l’un d’entre eux lance :

Hé, tu sais que tu nous plais énormément ! On a envie de te le dire et de te le montrer !

Elle avait répondu :

Montrez-moi vos queues…

Au-delà de son rôle, on sentait bien que c’était une fille qui aimait le sexe. Elle avait glissé du canapé au milieu d’eux, sur la moquette, et elle avait commencé à masturber leurs queues, les faisant durcir. Après quelques tâtonnements, elle avait trouvé le bon positionnement, en masturbant deux pendant qu’elle embouchait le troisième.

Sandrine eut l’idée de l’ essayer sur ses seins. Elle était très sensible de ce côté-là. Elle retroussa son sweat-shirt. Dessous, elle avait gardé son soutien-gorge, qu’elle dégrafa et glissa sur le côté. Elle commença à promener le vibro sur la masse de ses deux seins généreux. C’était vraiment très bon. Une caresse douce et onctueuse. Qui devint plus précise et plus excitante quand elle amena le vibro sur ses aréoles. Ses tétons s’étaient à moitié durcis, elle les travailla du bout du vibro, les faisant encore plus durs et plus épais. Habituellement, elle les caressait de la pulpe de ses doigts, ou elle remontait ses seins pour les prendre dans sa bouche. C’était vraiment très bon ainsi.

Finalement, elle avait bien fait de récupérer l’objet. Dire qu’il aurait sans cela fini à la benne, alors qu’il était une merveilleuse source de plaisir…

Sur l’écran, la femme s’était déshabillée, faisant passer sa robe par-dessus ses épaules, sous les regards avides des hommes qui ne cessaient de masturber leurs queues, à présent bien dures. Malgré son âge, et quelques kilos en trop, elle était appétissante, et Sandrine sentit une poussée de désir monter en elle. Elle défit son soutien-gorge, passant ses mains dans son dos pour défaire l’accroche, révélant une poitrine ronde et étonnamment ferme, avec de grandes aréoles bistres. La culotte suivit le même chemin, dévoilant un sexe qui n’était que partiellement rasé, avec un triangle de relative envergure, dessiné au rasoir. Elle tourna sur elle-même, moins sans doute pour les hommes que pour la caméra, Elle avait une croupe très charnue et rebondie, avec un sillon profond au milieu.

Sandrine amena le gode sur ses lèvres. Elle s’était à présent accoutumée au vrombissement du moteur, léger et discret. Si elle avait pu se poser la question, elle eut très vite la réponse. Dès que la tête de pénis de plastique rentra en contact avec ses chairs les plus sensibles, elle sentit le plaisir monter en elle… C’était une caresse irrésistible, qui n’avait rien à voir à celle que ses doigts pouvaient lui procurer. Un autre plaisir, qui n’était pas plus fort, mais différent.

Sur l’écran, la femme et ses partenaires se calaient. Avaient-ils improvisé, ou bien le déroulé correspondait-il à un scénario pré-établi ? L’un des gars se mit sur le canapé. Elle vint se glisser sur lui. On voyait bien son sexe, avec des lèvres qui s’allongeaient sous l’effet de l’excitation, et un intérieur couleur bistre. Elle se posa de telle sorte que le membre viril dilaté d’excitation soit juste devant, susceptible de rentrer. Les deux hommes se posèrent, à genou sur le canapé, de telle sorte que leur queue soit à hauteur de sa bouche. Ce fut elle qui prit l’initiative, attrapant la queue qui dodelinait devant elle, et la faisant rentrer entre les lèvres de son sexe, en avalant les trois-quarts, puis portant sa bouche sur une queue et attrapant la troisième. On lisait en elle une avidité qu’on ne sentait pas toujours chez les acteurs porno. Il était vrai qu’il s’agissait là de semi-pro, sinon d’amateur, et les gens ne jouaient pas. Ils incarnaient ce qu’ils étaient.

Elle savait que c’était maintenant. Elle commença à pousser le gode en elle. Elle éprouvait un rien d’inquiétude, à l’idée de le rentrer dans son orifice le plus intime. L’idée qu’elle puisse se faire mal… En même temps, l’envie de le tester et le fait de penser qu’elle puisse en tirer un plaisir intense la poussèrent à agir.

Dès les premières secondes, et alors même que le gode n’était rentré que de quelques centimètres, elle ressentit un plaisir intense. Sans aucune mesure avec ce qu’elle avait pu éprouver aussi bien avec des hommes que des femmes. Et c’était logique, le gode violet vibrant contre ses parois internes. Une queue d’homme, ça ne faisait qu’aller et venir… Bien sûr, il y avait les caresses féminine… Quelques années plus tôt, elle avait eu une liaison avec une petite blonde toute fine qui avait pour habitude de mettre sa main en elle. C’était devenu assez rapidement une drogue pour elle. La jeune femme ne se contentait pas de mettre sa main en elle, elle la caressait à l’intérieur, sa main s’étendant et frôlant très longtemps ses parois internes. Le vibro c’était un peu ça, mais différemment.

Sandrine l’introduisait centimètre après centimètre, et la caresse devenait plus large et plus intense… C’était vraiment… Elle savait avec certitude qu’elle aurait son premier orgasme avant même que le gode soit totalement rentré.

Sur l’écran, la femme brune jouait avec les deux queues, alors que la troisième allait et venait entre ses lèvres. Il y eut un de ces incidents qui donnent toute leur valeur aux pornos, brisent la routine et les rendent réellement excitants : le type sortit sa queue, sentant qu’il allait jouir, la collant contre le ventre de la femme, et cracha des jets de sperme qui souillèrent son ventre. Le sperme coula en filets blancs le long de celui-ci. A peine eut-il éjaculé qu’il revint dans sa vulve, sans même sembler avoir débandé.

La partie supérieure du gode fit la jonction avec son clitoris. Il était quasiment rentré en elle. Elle le fit aller et venir doucement, les vibrations la transportant. Elle était dans un état de transe, comme ça n’avait jamais été le cas.

Elle eut son premier orgasme quand sur l’écran, l’un des trois hommes écarta son membre de la bouche de la femme, et le frottant rapidement, lui éjacula sur le visage, l’arrosant de traits d’une substance blanche. Le troisième lui, attendit que celui qui la fouillait depuis un bon moment sorte une fois encore sa queue de sa vulve, cette fois pour l’appuyer sur sa muqueuse anale, et rentrer avec la même facilité qu’il s’était enfoncé dans son vagin… Il vint occuper l’orifice délaissé. Les deux hommes bougèrent alternativement en elle.

Sandrine avait repéré qu’il y avait deux vitesses. Elle enclencha la deuxième. Presque immédiatement, le plaisir la prit et l’envahit de manière durable, alors que sur l’écran, les hommes jouissaient, celui qui était dans son vagin sortant pour lui éjaculer dessus, celui qui était dans son anus s’étant figé… Il arracha sa queue déjà ramollissante de sa muqueuse, un mince filet de sperme sortant de la muqueuse anale et coulant sur sa chair, en même temps que Sandrine, hurlant son plaisir, éjaculait du liquide.

Épuisée, elle resta en travers du lit, alors que le porno suivant s’enchaînait, deux filles aux prises avec un double gode.

Elle en coupa le moteur et examina le gode, couvert de sécrétions les plus diverses.

Il serait son meilleur compagnon à l’avenir. La personne qui l’avait jeté avait bien fait d’agir ainsi. Son existence prenait un nouveau tournant. Ses après-midi de libre seraient consacrés à l’exploration d’un plaisir nouveau, plus fort, plus intense.

Elle alla le passer sous le robinet puis le rangea dans une commode, sous une pile de culottes.

Se rhabillant, elle partit vaquer à des taches domestiques.

Ce fut le lendemain que Mélanie lui glissa, elles étaient dans la salle de pause, avant de démarrer :

Alors, c’était bien ?

Sandrine comprit aussitôt de quoi voulait parler Mélanie. Quelque chose glissa sur elle, une ombre qui la saisit.

Tu veux dire quoi, là ?

Elle se retourna vers Mélanie. Sa jeune collègue avait les qualités et les défauts de son âge. Elle croyait qu’elle avait toujours raison, parlait souvent pour ne rien dire, perdant de multiples occasions de se taire.

Mélanie lui jeta un regard malicieux.

Je veux parler d’un objet violet et plutôt volumineux que tu as glissé dans ton pantalon hier, en pensant que personne ne te voyait. Tu avais quasiment raison. Mais je n’étais pas loin de toi.

Sandrine se demanda comment elle devait le prendre. Du chantage ? La règle était claire : il leur était absolument interdit de récupérer le moindre objet sous peine de renvoi. 

Elle préféra jouer la carte de la sincérité.

Oui, c’est vrai, j’ai récupéré un gode. Et je l’ai essayé hier sur moi. Il fonctionne très bien. Je me suis éclatée.

J’aimerais qu’on joue avec ensemble, toi et moi.

Sandrine crut tomber des nues. C’était ça que voulait Mélanie. Elle n’aurait jamais pensé que la jeune femme puisse éprouver une quelconque attirance pour elle. Elle l’imaginait dans d’autres sphères avec d’autres envies et d’autres préoccupations. Elle devait avoir 24, 25 ans… Sandrine en gros 20 de plus… Sandrine avait été toujours convaincue qu’elle était 200 pour cent hétéro. Mais le courant qui passait, maintenant, entre elles, disait clairement que ça n’était pas le cas…

Elles restèrent un moment figées, l’une face à l’autre, avant que Sandrine ne rompe le contact :

Puisqu’on travaille le matin toi et moi aujourd’hui, on pourrait se retrouver chez moi, cet après-midi…

Je viens pour trois heures, ça te va ?

Je t’attendrai.

Sandrine passa la matinée dans un certain inconfort. Finalement trouver ce vibro avait changé sa vie . Était-ce en bien ? En mal ? Difficile de vraiment savoir. Elle avait éprouvé un plaisir intense la veille, et la perspective de pouvoir profiter du corps jeune et séduisant de Mélanie ainsi que de ses caresses la remplissait d’une sombre excitation qui lui faisait mouiller sa culotte et dilater le sexe.

Elle sentait le regard de Mélanie sur elle, alors même qu’elle triait, Mélanie à son poste, prête à suppléer quiconque. Elle l’avait déjà senti bien sûr. Fallait-il lui donner cette même nuance ? Difficile de répondre à cette question…

Elle quitta son poste, suivie par Mélanie quelques instants plus tard. Elles se retrouvèrent dans la salle de pause. Sandrine prenait toujours le temps décompresser, le lieu était une sorte de sas entre deux mondes.

Parce qu’elles étaient seules dans la salle de repos, Mélanie s’approcha d’elle et prit sa bouche, glissant sa langue dedans à la rencontre de la sienne. Sandrine répondit immédiatement. Elles frottèrent leur langue l’une contre l’autre, en même temps que Mélanie venait caresser son sexe de la pointe de ses doigts, à travers son pantalon et sa culotte. Elle finit par se détacher d’elle, certaine qu’elle avait mis le feu dans le ventre de Sandrine, ce en quoi elle n’avait pas vraiment tort.

Sandrine rentra chez elle la tête ailleurs. Une fois chez elle, elle se changea comme à l’accoutumée. Incapable de contenir l’excitation qui la submergeait, elle s’appuya contre une cloison et, glissant sa main sous son pantalon de survêtement, et dans sa culotte, elle se caressa, appuyant simplement sur son clitoris, explosant en quelques secondes dans un orgasme qui la traversa, et apaisa la tension sexuelle qui l’habitait depuis le matin. Elle se sentit mieux, et reniflant l’odeur de ses sécrétions au bout de ses doigts, elle s’allongea, avec la volonté de juste dormir cinq minutes… Ce fut la sonnette qui la réveilla. Elle bondit du lit, et alla ouvrir, pour se trouver face à Mélanie. Celle-ci avait radicalement changé, ayant remplacé son uniforme par une robe noire très moulante, qui s’arrêtait juste en dessous de son sexe, avait gainé ses jambes de bas stay up noirs, et chaussé des cuissardes. En guise d’appât, elle souleva de quelques centimètres le bord de la robe, révélant un sexe nu.

Elle vint se plaquer contre Sandrine. Celle-ci, dans un réflexe, vint glisser ses mains sous la robe, et empoigna ses fesses, les trouvant pleines et fermes contre ses mains. En guise de réponse, Mélanie glissa ses mains dans le pantalon de survêtement, et lui pétrit les fesses.

J’ai amené ce qu’il faut moi aussi, dit Mélanie, lorsqu’elle se détacha de l’étreinte, en désignant son sac.

Elle ne semblait pas vouloir en dire plus. Sandrine l’attrapa par la main et la conduisit vers la chambre. Deux secondes plus tard, Mélanie basculait en arrière sur le lit, après avoir retroussé sa robe, lui dévoilant son ventre nu. Toute limite, tout recul, toute barrière abolis, Sandrine plongea sur elle de la langue, parcourant ses chairs intimes. Mélanie commença par lui dire :

T’as pas idée à quel idée j’avais envie de ça. Je…

La fin de la phrase fut remplacée par un gémissement… Sandrine la caressa comme elle savait le faire, lui donnant le meilleur d’elle-même. Elle la fouilla de la langue, tournant sur ses chairs, venant agacer son clitoris puis plongeant sa langue en elle aussi loin qu’elle le pouvait, buvant ses sécrétions, qui devenaient de plus en plus abondantes à chaque caresse. Posé sur le lit, le gros vibro violet. Elle l’empoigna et le présenta à la vue de Mélanie, qui ne pouvait pas ne pas l’avoir vu.

C’est bien ça que tu m’as vu piquer hier ?

Mélanie acquiesça.

Tu veux que je le mette où ? Dans ta bouche, dans ta chatte, dans ton anus ?

Où tu veux, s’écria la jeune femme… C’est toi la maîtresse du jeu… Je sais que quoi que tu fasses, tu me procureras du plaisir…

Avec autant d’excitation que si ç’avait été dans son propre ventre, elle fit rentrer le gode dans le ventre de la jeune femme. Elle était autant fascinée qu’excitée , quand elle regardait des pornos, par les pénétrations, quand un sexe de chair ou de plastique rentrait dans une vulve féminine, et elle avait l’occasion de vivre un tel moment. Le moteur ronronnait doucement et la jeune femme était en transes, se tendant et tordant et se crispant sous les caresses du pénis de plastique. Elle jouit très vite en éjaculant des traits liquides, tout en suppliant :

Continue, je suis entrain de jouir…

Quelques orgasmes plus loin, les draps sous et autour d’elle étaient trempés, son sexe béant. Ça fit un bruit de succion quand Sandrine arracha le gode d’elle. Elles contemplèrent le plastique, dont pendaient des filaments de sécrétions vaginales, grasses.

Tu vois, on doit beaucoup à ce gode. C’est grâce à lui que nous nous sommes trouvés. Je n’osais pas t’aborder… Et puis hier, quand tu l’as embarqué… J’ai pensé que je pourrais te proposer qu’on l’utilise à deux…

C’est bien ce qu’on a fait, non ?

Oui, mais ça n’est que le début… Tiens, regarde, moi aussi j’ai des jouets et j’en ai amené quelques uns…

Elle avait traîné le grand sac besace jusque dans la chambre. Elle en tira un autre type de gode, que Sandrine avait aussi vu dans les pornos, un long de serpent de plastique. Dans les films, elle en avait vu des blancs, des jaunes, des noirs… Celui-là était d’un orange pétant…

On peut s’en servir seule ou à deux… Tu en as déjà vu ?, demanda la jeune femme.

Plus que tu ne crois…

C’était encore un objet que Sandrine n’avait jamais pensé utiliser. Mélanie le prit par l’une de ses extrémités et le glissa dans sa bouche, le suçant pour le réchauffer. Lorsqu’elle estima avoir atteint son but, elle se redressa, alors que Sandrine basculait, et elle la pénétra doucement. C’était une sensation très différente de celle du gode violet, il n’y avait pas de moteur. Mais la situation, le fait que ce soit Mélanie qui tienne le gode et la pénètre, changeait pas mal de chose. Et surtout, se dessinait ce qui se passerait dans les minutes qui viendraient et l’excitait terriblement, si elle se fiait aux pornos qu’elle avait pu voir, et elle doutait que la jeune femme parte sur d’autres chemins. Même en la remplissant totalement, il y avait plus de la moitié à l’extérieur.

Elle la caressa doucement, avant de faire ce que Sandrine s’attendait à la voir faire. Elle tendit son ventre en avant, et sans sortir le gode du ventre de Sandrine, elle vient poser l’autre bout sur ses lèvres. Elle le fit rentrer, l’avalant d’un tiers. Il restait encore une bonne partie entre elle deux. Ça créait une sorte de lien, une connexion entre elles.

Je t’explique comment ça se passe, dit la jeune femme. Je vais contracter les muscles de mon vagin autour du gode, de manière à le bloquer. Ça sera comme si j’avais une queue qui m’était poussée, et je vais te fouiller avec, comme si j’avais une bite et que j’étais un homme.

Une tension agita son bassin, et Sandrine comprit qu’elle assurait la prise de ses muscles vaginaux autour du plastique. Puis, alors quelle était basculée en arrière, son ventre tout entier offert, et que la jeune femme se positionnait de manière à pouvoir bouger en elle, après un moment pour se caler, elle se mit à faire aller et venir le gode dans le vagin de Sandrine, ondulant d’avant en arrière, donnant des coups de bassin, d’abord lents et ensuite rapides. Sandrine était excitée quand elle voyait ça dans les films, alors dans la réalité et sur elle… Les deux femmes étaient toutes les deux autant hypnotisées l’une que l’autre par le mouvement du gode, et, si Sandrine prenait du plaisir à ces mouvements de va-et-vient, Mélanie en éprouvait aussi, en retour, la plus petite vibration se répercutant dans les muscles de son vagin, parce que les dits muscles serraient étroitement le gode.

Sandrine frottait son clitoris, et, sans fausse honte, elle se laissa aller à la jouissance. Elle éclaboussa Mélanie de ses liquides intimes, qui sortirent de part et d’autre du gode. Riant, Mélanie lui fit remarquer :

Ben dis donc, quand tu jouis, tu ne fais pas les choses à moitié.

Avant d’ajouter :

A ton tour…

Sandrine se redressa.

Mets-toi à quatre pattes. J’ai envie de te prendre en levrette. Comme un homme baise une femme. Mais je suis ton homme. Pourvu d’une queue en plastique.

Mélanie pivota, le gode sortant de sa vulve, plus maintenant qu’elle avait desserré ses muscles vaginaux. Il était couvert de sécrétions vaginales grasses qui en dégoulinaient. Sandrine vint derrière elle, l’attrapant par les fesses. Même si ça n’était que du plastique, elle avait vraiment l’impression d’avoir une queue à ce moment. Elle gaina la partie sortie d’elle et la posa sur l’ouverture du sexe de celle qu’elle n’aurait jamais imaginé devenir un jour sa maîtresse. Elle se dit que la vie entraînait vraiment sur des chemins qu’on ne pensait pas prendre. Mais les choses étaient bien ainsi. Mélanie était jeune et très attirante, elle aimait le sexe, autant de raisons de continuer à meubler ses après-midis autrement qu’avec du porno, pour revenir sur du réel.

Elle crispa ses muscles vaginaux autour du gode, et celui-ci prit vie… Elle poussa pour rentrer dans la muqueuse dilatée, faisant gémir Mélanie, qui n’avait aucune retenue. Elle glissa en elle, avec l(‘impression enivrante d’être vraiment dotée d’une queue. Pendant qu’elle s’enfonçait en elle, Mélanie eut des pets vaginaux, laissant échapper de l’air, puis du liquide.

Mets-moi tout ce que tu peux, râla Mélanie.

Obéissant, Sandrine poussa le gode en elle jusqu’à ce que la tête de plastique vienne cogner contre son utérus. Impossible d’aller plus loin. Gardant en tête qu’elle ne devait pas desserrer ses muscles vaginaux elle se mit à aller et venir dans le sexe de Sandrine, comme elle l’aurait fait si elle avait été un homme et qu’elle avait eu une queue. Une expérience hallucinante, un mimétisme dans lequel elle se dédoublait, et se voyait à la fois Sandrine, avec un sexe de plastique dans la vulve, et homme pourvu d’une vraie queue, chaude et dure, qui aurait procuré du plaisir à sa partenaire.

C’est exactement ce que je voulais, ce dont je rêvais… Je fantasmais sur toi… Je voulais que tu me prennes… Avec tes doigts, avec ta langue… . Avec une queue de plastique, c’est encore mieux… J’aimerais que ce soit le début d’une relation, ça serait bien, non… Je suis seule, tu l’es aussi… On pourrait avoir de bons moments ensemble ?

Sandrine fut surprise par ce qui ressemblait plus ou moins à une déclaration, et cette volonté d’aller plus loin qu’un simple après-midi, au moment même où elle fouillait le ventre de la jeune femme sentant la jouissance monter en elle, et dans son propre ventre. Elle avait imaginé Mélanie entouré d’un homme, de femmes, et elle lui confessait sa solitude, et son désir de continuer sur la même route qu’elle.

Finalement, le gode violet lui avait porté chance.

Une fois que l’orgasme les eut emportées l’une comme l’autre, elles se laissèrent tomber sur le lit, épuisées, enchevêtrées mais heureuses. Sandrine avait encore le gode fiché dans la vulve, comme s’il était devenu une excroissance naturelle.

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