VIEUX DÉGUEU (1)

C’était une mauvaise passe de notre vie de couple. J’étais au chômedu, je trouvais, difficilement, quelques petits jobs minables payés en dessous de table et en dessous du tarif normal. Ma femme me reprochait de ne pas les chercher plus loin que la page des sports, ce qui était largement exagéré vu que j’arrivais jusqu’à la grille des mots fléchés. Que je ne réussissais pas à remplir, certes. Mais l’effort y était.

Ma femme, elle, travaillait comme auxiliaire de vie et n’avait dégotté des boulots que pour quelques heures par semaine.

Comme je l’ai dit, notre vie de couple s’en ressentait, car l’avenir semblait bouché et la moindre peccadille un peu sonore tournait vite au drame international, dans le sens où les voisins étaient tenus informés de tous les détails, les cloisons de l’appartement n’étant pas épaisses.

Nous arrivions à nous rabibocher, plus ou moins vite, suivant l’état de nos finances, négatives en étant un pléonasme, et surtout l’état du besoin simultané de soulagement de la pression du désir sur nos organes génitaux (la phrase est longue, mais sa lecture traduit bien la durée que cela pouvait prendre). Nous étions jeunes, ce besoin était encore important.

Ma femme, Élodie, était un peu gironde, non qu’elle ait été d’origine bordelaise, mais ses formes harmonieuses étaient bien arrondies. Elle n’était pas grande, un peu moins d’un mètre soixante, ce qui accentuait cet aspect voluptueux, mais qui n’avait rien de gros et encore moins de gras. Voluptueux est le mot, c’est d’ailleurs ce qui avait accroché mon œil et le reste dans le même élan.

Elle me parlait souvent d’un vieux type de soixante-dix piges chez qui elle faisait le ménage et d’autres bricoles. Elle espérait qu’il ne casserait pas sa pipe, car il payait bien, bien mieux que tous les autres clients. Bien qu’assez pénible, toujours en train de donner des ordres et de lui tourner autour avec un air un peu vicelard sur les bords, ma femme estimait qu’il n’était pas radin donc l’avait déclaré supportable, et dans notre situation, ça comptait beaucoup dans les additions de fin de mois face à toutes les soustractions que notre compte devait affronter. J’avais un peu cuisiné Élodie sur le côté vicelard du bonhomme. Elle m’avait raconté qu’il avait tendance à se baisser lorsqu’elle grimpait sur un escabeau ou à lorgner sur son décolleté lorsqu’elle se baissait, le haut de sa blouse étant pas toujours bien boutonné. Tant que ça n’allait pas plus loin… il était vieux, ça devait lui rappeler des souvenirs rigolait ma femme, ou lui rappeler ce qu’il ne pouvait plus avoir disais-je plus méchamment.

Un jour, elle revint un peu perturbée. J’avais passé pas mal de temps à préparer le repas de midi et elle ne faisait que picorer, j’étais un peu vexé alors elle me déballa l’affaire tout de go.

— Le vieux chez qui je bosse m’a fait une proposition, dit-elle.

Je plissais un front interrogateur dans l’attente de la suite qui ne vint pas.

— Et ?

— Il m’a proposé de faire le ménage en petite culotte !

— Quoi ? J’espère que tu as dit non !

— Attends, deux cent cinquante euros pour une heure ! repris Élodie. J’ai dit que j’allais réfléchir, ça fait huit cents euros par mois quand même !

Elle rebaissa la tête dans son assiette. Je comprenais que sa dernière remarque sur le montant mensuel avait quasiment valeur d’acceptation. J’étais abasourdi. Je ne disais rien. En fait, je ne savais pas quoi dire. Est-ce qu’il fallait que je discute ? Que je pose des questions ? Demande des détails ? Mais n’était-ce pas approuver ? Est-ce qu’il fallait que je lui interdise ? Que je tempête ? L’imaginer faire le ménage en petite culotte… mais au fait, juste en petite culotte ? Je ne pus résister, je posais la question.

— Oui, rien d’autre que ma petite culotte, les seins à l’air. Pas plus, répondit-elle en signe d’apaisement.

— C’est quand même une drôle de tenue pour…

— Oh, à la plage, j’ai bien les seins à l’air devant tout le monde ! Et puis il ne pourra pas me violer, il est bien trop vieux avec ses soixante-dix balais !

Je ne connaissais pas le bonhomme, mais à soixante-dix ans il pouvait très bien être encore assez dynamique, grand et costaud pour avoir raison d’un petit bout de femme d’un mètre soixante.

— Tu vas le faire alors ? demandai-je connaissant la réponse, mais espérant quelques restrictions.

— Ouais, je verrai bien comment il se comporte. Il me matera sans se baisser comme ça, ça lui évitera un lumbago. Et s’il dépasse les bornes, c’est moi qui le materai. Et puis j’ai vingt-huit ans, je suis majeure et vaccinée !

En fait, elle avait déjà pris sa décision bien avant de m’en parler, elle hésitait sur la manière de me l’annoncer ou sur les risques de crise en me l’annonçant.

Je me rends compte que je manque à tous mes devoirs, je nous ai pas présentés, enfin, j’ai un peu présenté Élodie, mais moi pas du tout. Faut dire que je suis pas un as de l’écriture. Le correcteur orthographique n‘arrête pas de faire des vagues de toutes les couleurs sous mes mots, et je crois que mon texte pourrait bientôt plus ressembler à de la peinture qu’à de l’écriture… Donc, Élodie, mon épouse, vraie de vraie épouse certifiée devant le maire, vous la connaissez un peu. Elle est aussi un peu blondinette, aux yeux noisette et la bouche, comment dire, un peu pipeuse ? Ouais, c’est ça. On a envie de lui en mettre une bien grosse, ceci dit sans lui manquer de respect, parce qu’en fait elle adore ça la bougresse, je veux dire, les sucettes à l’anis. Donc elle a de belles lèvres pulpeuses. Qui font slurp et sssup et tout plein de bruits agréables quand elle s’en sert sur moi. Je vous ai parlé de ses seins, vraiment beaux quand elle joue à la cow-girl ou à la chiennette, tant ils s’agitent avec une grâce excitante. Hummm, rien que d’y penser… Son corps est bien en chair, juste ce qu’il faut pour planter mes doigts et m’y amarrer fermement. Ses fesses, tout en rondeurs, un cul ! Impossible de résister à l’envie de claquer un tel popotin quand on y est collé au train ou qu’elle agite sa belle conversation au-dessus de ma bouche. Bouche qui tente d’attraper ses tétines comme un gamin le pompon d’un manège de fête foraine. Pour finir son portrait, elle est pas bégueule ; le cul, vu et entendu au sens large et pas simplement fessier, c’est son affaire et elle sait et aime le montrer, ce qui ne gâche rien à mon goût. Ce qui vous fait comprendre que faire le ménage en petite culotte, bon elle pouvait assurer.

Et moi ? Bien, j’ai trente ans, j’ai pas vraiment suivi d’études comme vous pouvez le lire, ou de loin comme on dit. Et je ne courrais pas pour les rattraper. Je ne suis pas très finaud, mais pas stupide non plus. Je suis pas grand, un mètre soixante-quinze pas vraiment musclé, châtain en perte de vitesse, c’est-à-dire virant au déplumé, yeux marron, bouche fine type cicatrice, l’inverse de ma femme, bref banal au possible. Pour ma défense, j’ai un bel atout dans mon jean, mais faut pouvoir s’y intéresser. Alors là, c’est plus la même histoire, l’albatros déploie ses ailes, il plane au-dessus de la mêlée. Résistant le bougre, limite peine à jouir, les nanas qui l’essaient en CDD l’adoptent direct en CDI. Mais depuis que j’ai un fourreau attitré, je n’ai plus dévié. Fidèle je suis, et je n’écris pas ça seulement parce qu’Élodie pourrait le relire. Question sexe, elle a tout ce dont j’ai besoin. Et même si elle ou moi avions d’autres besoins, je suis sûr qu’on pourrait chercher ensemble. C’est pas beau l’amour ?

Pour revenir à nos moutons, je les comptais : je n’ai pas bien dormi cette nuit-là. Imaginer ma femme se balader les nichons à l’air dans la baraque de ce vieux pervers me mettait mal à l’aise. Quelque part imaginer Élodie en train de faire le ménage presque à poil m’excitait aussi sérieusement. Et cela me mettait bien plus mal à l’aise que de savoir que le vieux la materait durant une heure, chaque semaine.

Élodie revint de sa première séance de ménage nichons à l’air pas plus embarrassée que d’habitude, même plutôt guillerette en me montrant le chèque. Elle ôta sa blouse un peu crade, elle n’avait pas remis son soutif, elle portait juste sa petite culotte.

— Tu as pris le bus juste avec ta blouse sur le dos ? m’exclamai-je un poil choqué, mais pas scandalisé non plus.

Juste un poil, car ses nibards me font toujours un effet bœuf, surtout alors que ses tétons aux pointes longues et bien dressées semblaient émettre un appel désespéré à la succion immédiate.

— Ben oui, je croyais avoir mis mon soutien-gorge dans la poche de ma blouse et au moment de partir, je ne l’ai pas trouvé… tu vas voir que c’est le vieux vicieux qui me l’a piqué. Comme je n’avais pas le temps de chercher… je suis partie sans. De toute manière ce soutif était naze ; vu que j’allais pas le garder dessus chez le vieux, je m’étais dit d’en mettre un tout pourri et j’ai bien fait.

— Et comment ça s’est passé ?

— Bien, bien, ça m’a même excitée, dit-elle d’un air coquin. En plus, au retour le bus était bondé, j’ai dû rester debout, ça frottait de partout. Je te dis pas… bon, tu me les suces, mes nibards, ou il faut que je t’envoie une invitation ?

Élodie était vraiment excitée comme une puce en manque de chien. La culotte avait fini en pièces, ça ne m’avait pas empêché de voir que la petite cochonne l’avait bien tachée. Je me demandais depuis combien de temps ce tissu était dans cet état, est-ce que le vieux dégueulasse avait pu mater cette belle tache entre ses cuisses ? Cette constatation m’avait un peu déchaîné, et je crois qu’Élodie n’en attendait pas moins de moi. Je l’ai pistonnée comme un moteur de formule 1. Elle a joui quasiment instantanément après le premier coup de starter. C’est pas pour ça que je me suis garé, le nombre de tours réglementaires n’était atteint, le drapeau à damiers n’était pas agité. Et le moteur ronronnait toujours parfaitement. On est rentré au stand bien plus tard quand j’ai commencé à manquer d’essence et qu’il a fallu passer au ravito.

Les jours passèrent et les nettoyages se succédèrent. Élodie ne mettait plus de soutien-gorge lorsqu’elle allait chez le vieux.

— Inutile m’avait-elle dit, il finit dans ma poche. Une culotte, ma blouse, mes chaussures et mon sac. Le nécessaire de nettoyage est chez le vieux. Il veut que je vienne avec le strict minimum. Écoute, il paie, je fais avec. Et sans.

Je lui proposais de la déposer, car j’avais bien envie de voir à quoi ressemblait cette baraque, mais Élodie refusa catégoriquement.

— Il veut que je prenne le bus pour me rendre chez lui ! Ça doit l’exciter de me savoir juste en blouse dans le bus.

— En plus, il ne veut pas que tu l’ouvres ta blouse dans le bus pendant qu’on y est !

— Arrête de faire le gamin, c’est pas grave et moi j’aime bien prendre le bus, ça frotte tout juste. C’est écolo en plus.

— Tu aimes te faire peloter aux heures de pointe, râlai-je un peu.

— Tu es ridicule, les gens sont respectueux. Enfin, la plupart du temps. Quand on est serrés comme dans un bocal c’est difficile de pas se toucher ! Bon, arrête. Il faut que j’y aille sinon je serai en retard et il sera pas content. Il aura de quoi.

J’étais soupçonneux. Je n’étais pas fier, mais en pétard. Je connaissais le quartier où Élodie se rendait. Je décidais de filer le bus qu’elle empruntait pour savoir où ce vieux habitait et à quoi sa baraque ressemblait. J’arrivai en voiture à l’arrêt de bus presque en même temps que le bus. Celui-ci marqua l’arrêt. Élodie grimpa dedans. J’étais dans la bonne direction. Je les suivis jusqu’aux limites de la ville. Il restait encore quelques arrêts quand je vis Élodie descendre. Nous étions dans un quartier rupin, grandes baraques avec larges terrains. Je stoppais, moteur au ralenti. J’attendis de voir la direction qu’elle prendrait. Suivre un piéton quand on est en voiture c’est facile dans les films, dans la réalité c’est pas de la tarte, heureusement la circulation n’était pas dense et on me doubla facilement sans klaxonner. Élodie se mit à marcher dans la direction opposée, s’éloignant de moi. Je ne serais pas obligé de faire demi-tour. Elle parcourut une centaine de mètres à pied, je roulai lentement quand je la vis sonner puis ouvrir un portillon près d’un grand portail. J’attendis un peu qu’elle soit entrée. La demeure était immense, d’après ce que je pouvais apercevoir, une heure par semaine ne pouvait pas suffire à faire le ménage, ni quatre heures par mois. Le parc que je devinais était à l’avenant, son entretien devait demander un personnel important. Je rentrais à l’appartement, mais je commençais à être jaloux.

Je me demandais quelle était la meilleure attitude à adopter. J’avais noté le nom du vieux, j’allais faire des recherches pour en savoir un peu plus sur ce type. Il devait bien traîner quelques infos sur un gus comme lui sur internet. Mais vis-à-vis d’Élodie, devais-je insister pour qu’elle m’en dise plus ? Lui dire que son histoire de ménage était un peu incohérente ? Attendre et voir ? Je décidais de me renseigner sur cet Ernest Nobongat et d’insister un peu comme n’importe quel mari un peu attentionné envers son épouse.

J’appris que c’était un ancien gros industriel dans l’électronique, retiré, âgé de soixante-dix ans, pas de famille connue, ni femme, ni enfant, ni rien, peut-être un chien, et extrêmement riche. Très sale caractère, peau de vache, humiliant et impitoyable, n’hésitant pas briser les règles pour atteindre son but, tout ça d’après le seul article de presse parlant d’un conflit social. En gros, ça correspondait.

Elle rentra toute contente ce qui me permit de poser quelques questions sur l’origine de sa bonne humeur. En filant vers la salle de bains, elle me glissa que le vieux lui avait proposé de doubler son salaire, il y avait juste une condition. Je n’entendis pas laquelle, la porte de la salle de bains avait claqué dessus. Lorsqu’elle ressortit, je ramassais la conversation là où elle l’avait laissé tomber.

— Tu as dit qu’il allait doubler ton salaire, tu feras huit heures par mois au lieu de quatre ? demandais-je faussement naïvement.

— Non, cinq cents euros au lieu de deux cent cinquante de l’heure.

— Et tu dois faire quoi à ce tarif ? m’étonnai-je.

— Je fais le ménage complètement nue ! dit-elle d’un air détaché.

— Tu rigoles ?

— Pourquoi ? Non, il se trouve que je lui plais et qu’il a envie de me voir à poil comme une strip-teaseuse, mais pour son plaisir personnel. Au lieu d’une lap dance, je lui fais le ménage. C’est bien payé, non ?

— Et c’est tout ?

— Ben oui c’est tout, il me touche pas, il me baisera pas si c’est ça que tu crains. Y a juste deux trois trucs qu’il exigera, mais c’est tout.

— Ah je me disais bien, donc c’est pas tout… et c’est quoi, ces fameux trucs ?

— Il veut que je me rase la minette.

— ?

— C’est pour mieux voir ma chatte qu’il dit.

— Et ?

— Il y en a qui te concerne…

— Ah, je suis concerné maintenant, il compte me payer aussi ?

— Oh, attends, j’aurais pu ne rien te dire…

— Bon, vas-y…

— Certains matins… il veut que tu…

— Allez, dis-le, il veut quoi.

— Il veut que tu éjacules sur mes seins avant que j’aille chez lui faire le ménage.

— Rien que ça, et tu prends le bus les nichons à l’air en plus ?

— Oh, décidément tu y tiens, on dirait que tu en as envie. Y a un autre truc encore.

— Car c’est pas tout ?

— Non, quand il le demandera, il veut que tu éjacules sur mon visage.

— Et tu prends aussi le bus juste après, je suppose ?

— Je sais pas.

— T’as pas l’impression qu’il est en train de faire de toi sa grosse salope, non ?

— Mais tu as déjà largué ta sauce sur mes nibards et je l’ai gardée sans que ça te pose problème. T’étais même content et fier que je te propose de me balader avec un décolleté enjolivé de ta teinture blanche.

Elle n’avait pas tort. Plusieurs fois je lui avais repeint le poitrail et le minois en blanc, tendance chaux blanche. Elle aimait bien le montrer la coquine et je n’avais rien contre. Je me souviens d’un garçon de café qui n’arrêtait pas de loucher sur cet art nouveau qu’est le décolleté en gorge profonde, apprêtée de sperme d’apprêt. Et mon Élodie qui n’arrêtait pas d’en accentuer la profondeur en déboutonnant le haut de sa robe d’été ! Le garçon en avait renversé sa carafe ! Et tandis que le garçon tentait d’éponger son méfait, Élodie avait trempé son mouchoir dans l’eau répandue sur la table pour nettoyer un peu de sperme séché sur son visage, prétendant, l’air de rien, qu’elle sentait comme un très léger picotement. Alors qu’elle en avait plein partout, sur les seins, sur le front, sur les joues jusque dans les cheveux. Il faut dire que ce jour-là, j’avais bien donné de ma personne ! Sauf que sous l’effet de la carafe en cascade, elle s’était reculée précipitamment avec son siège s’éjectant de la protection de la table, révélant au regard ébahi du serveur, le bas de sa robe tout aussi déboutonnée que le haut l’était. Au moins jusqu’à la naissance de ce qui est supposé donner la naissance et qui, ce jour-là, ne supportait la protection d’aucun tissu. Ne sachant où donner du regard, j’aurais juré que le garçon tournait de l’œil, un œil vers le haut, un œil vers le bas ! Elle avait laissé un pourboire au malheureux, un billet de cinq euros, plus souvenir qu’utile. Elle avait refait le parement de ses lèvres qui sont, je vous le rappelle, très pipeuses, avec un rouge à lèvres rouge vif. Puis, elle avait embrassé ledit billet et écrit un élégant « merci » au stylo non loin de l’impression de son baiser. Ensuite, pour parfaire le tout, discrètement, elle avait fourré le billet sur sa vulve moite pour en éponger les effluves et partager son intimité avec celui dont elle avait torturé le regard. Je pensais qu’elle donnait le coup de grâce aux sens du malheureux, mais ce que femme veut… Elle attendit que le garçon revienne dans les parages pour lui glisser le billet directement dans la main. Leurs mains restèrent un long moment jointes, le billet au milieu, tandis que leurs regards étaient liés par un sourire indéfinissable. Soudain, elle dit « allons-y » à mon intention et nous quittâmes la terrasse du café pour ne plus y revenir.

C’était aussi pour des instants comme ceux-là que j’aimais Élodie.

N’empêche que la jalousie était en train de me prendre d’assaut par la face sud tandis que l’excitation m’assaillait par la face nord.

— T’es sûre que c’est pour faire le ménage que tu vas dans son palace ? Me dis pas qu’il habite une garçonnière et qu’une petite heure suffit à tout briquer du sol au plafond !

— Tu as raison, je ne dois pas être la seule à m’occuper de cette maison, elle est bien trop grande. Et il y a un grand parc. Mais quand j’y suis je ne vois personne que le vioque et je te jure que je ne fais que la bonniche obéissante et rien d’autre à part me montrer nue…

Je râlais, mais ce petit jeu m’excitait quand même drôlement. Et j’étais à peu près sûr qu’Élodie était bien excitée aussi en se baladant à poil devant le vieux pervers et qui sait, à obéir à ses requêtes d’amateur d’art pictural sur toile vivante. Ce vieux dégueulasse avait capté mon attention. J’étais quasiment sûr qu’il n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Ne toucher qu’avec les yeux, je ne connaissais pas un bonhomme capable de ça, surtout plein aux as et face à une donzelle qui, à priori, pouvait lui sembler pas très farouche. Le type était habitué à ce qu’on ne lui résiste pas, ça promettait…

Lorsque Élodie me le demanda, j’éjaculais donc sur les seins de ma belle juste avant son départ. Une bonne giclée bien dense. Elle s’empressa d’enfiler sa blouse, ses petites chaussures ballerines et c’est tout. Elle était à la bourre, nous avions fait des extras. Je l’imaginais dans le bus, nue sous sa blouse, les seins pendulant au rythme des soubresauts de la route, son minou s’excitant un peu plus à chacun des cahots et finalement, se mettant nue devant le vieux pervers, le sexe trempe, les cuisses humides, les seins encore maculés de mon sperme… comment pourrait-il résister à cette vision, le vieux dégueulasse ?

Quand elle revint, une paire d’heures plus tard, je lui posai impatiemment toutes les questions qui me trottaient dans le ciboulot sans même lui donner le temps de se doucher. La première était simple :

— Alors, comment ça s’est passé ?

— Un peu crade au début… je vais me doucher, et je te raconte, dit-elle en tombant la blouse et se déchaussant de ses ballerines à travers la pièce.

Elle laissa la porte de la salle de bains ouverte, ainsi la conversation continua, volume sonore plus élevé. Pas sûr que quelques voisins attentifs n’en aient pas profité.

— À mon arrivée, je me suis vite dessapée, c’était facile vu ce que je portais. Il m’a examinée, c’était un peu bizarre. D’abord les nichons, il a fait une remarque sur la couche de sperme qui avait séché. Il n’était pas content. Puis, toujours debout, il m’a demandé d’écarter largement les cuisses et de poser les paumes des mains au sol. Il a maté ma chatte et m’a félicité de mouiller abondamment. Ah oui, il ne me touchait pas avec ses mains, mais il avait une badine avec laquelle il me touchait pour désigner ce dont il parlait. Et ce saligaud, à chaque fois il me donnait un petit coup avec le bout en cuir de cette badine. Un coup sur les seins pour le sperme séché, un coup sur la chatte pour bien écarter, un coup sur les fesses pour rectifier la position et la conserver, etc. Au final, j’ai reçu pas mal de coups.

— Mais c’est pas faire le ménage ça ! Et ça a duré combien de temps ?

— Je ne sais pas vraiment, mais j’ai eu l’impression que ça durait. Il prenait vraiment son pied, ce vieux dégueu, à me voir pliée en deux le cul en l’air et les fesses et les cuisses bien ouvertes.

— Et après ?

— Après j’ai fait le ménage, il m’a reluqué comme d’hab. Sauf qu’à un moment il m’a demandé de nettoyer un truc au sol, il a fallu que je me mette à quatre pattes. Il m’a ordonné de bien écarter les cuisses, je suppose pour mater ma chatte.

— Tu mouillais encore ?

— J’ai pas arrêté, et je crois que c’est ce qu’il voulait vérifier. Parce que juste après, j’ai renfilé ma blouse et je suis partie.

— Et c’est tout ?

— Oui c’est tout ! Qu’est-ce que tu crois ?! Qu’il me baise ?

Elle était de plus en plus énervée, ma suspicion peut-être. Après une pause qui ne la calma pas, elle reprit :

— Sois pas jaloux, merde. Il se contente de me donner des ordres, de me reluquer et c’est tout. C’est que de l’exhib comme on en a fait des dizaines de fois et de la bonniche un peu spéciale. Plus quelques coups de cravache. Ah, non ! J’oubliais, ajouta-t-elle en ultime pique, il paie et bien même, notre loyer, notre bouffe et tout le reste.

Elle claqua la porte de la chambre et je l’ai pas revue jusqu’au lendemain jugeant plus diplomatique de dormir sur la banquette, il y avait quelque chose qu’elle ne me disait pas qui ne s’était pas passé comme elle le souhaitait. Ou c’était moi ?

Le lendemain matin, elle est sortie sans un mot. Enfin si, « je suis chez les Ramirez » qu’elle m’a lancé. Les jours suivants, nos échanges se sont limités à l’énoncé des trois rendez-vous de son agenda ménager. Elle restait dehors toute la journée à chaque fois, tant et si bien que je l’ai appelée chez les Durand, les derniers chez qui elle devait faire le ménage, lorsque je ne l’ai pas vu revenir. C’est là que j’ai appris qu’elle ne travaillait plus chez eux depuis plusieurs semaines. J’ai téléphoné aux autres familles chez qui elle disait bosser pour obtenir la même réponse, elle avait démissionné depuis plusieurs semaines. Approximativement depuis qu’elle travaillait pour le vieux dégueu.

Le mercredi suivant, c’était le jour officiel du vieux dégueu. Elle ne dit rien et partit retrouver le pervers, nichons et cul à l’air, sous sa blouse de bonniche. À son retour, je lui demandai s’il n’y avait pas eu de problème, vu que j’aurais dû lui repeindre les nibards…

Elle répondit comme si de rien n’était.

— Non, mais la prochaine fois il veut que tu décames sur ma gueule, il a dit ça comme ça. Et il vérifiera que je descends bien du bus et pas d’une voiture…

Je faillis m’énerver, mais pour cause de risque de rendre la crise internationale, comme il est connu que les murs sont moins épais que la muraille de Chine, je gardais un semblant de calme. Je n’avais pas envie que les voisins sachent que je devais répandre ma semence sur la tronche de ma femme suivant les instructions d’un vieux schnock pervers.

Une semaine plus tard, je glissais ma queue entre les nibards accueillants de ma princesse boudeuse. Mais je n’avais pas goût. Elle me mentait et ça ne venait pas. Elle eut beau me fourrer un doigt dans le cul, me gober la bite avec toute la science de ses lèvres expertes en suçage et pompage de dard, rien n’y faisait. Elle employa l’arme atomique du vocabulaire ordurier qu’elle risquait de se faire défoncer le fion par le vieux dégueulasse, qu’il utiliserait la cravache sur ses fesses dodues pour la faire mouiller comme une fontaine avant de la faire sauter par tous les mâles du bus. Elle se traita de salope, de chienne, de pouffiasse, de pute et de putasse. Je restais de marbre. Panne sèche. Sèche est le mot, panne non, car je bandais et pas du tout mou. Mais rien ne voulait sortir. Même l’idée qu’Élodie se baladerait dans le bus avec ma semence bien étalée partout sur sa tronche de salope exhibitionniste ne me faisait aucun effet.

Elle dut partir au boulot propre comme un sou neuf. Je ne pouvais tout de même pas lui signer un mot d’excuses !

Un peu moins de deux heures plus tard elle était de retour. Je n’eus pas le temps de poser de questions.

— Il m’a punie, dit-elle.

Elle tomba la blouse et tourna les fesses vers moi. Elles étaient striées de rouge.

— C’est quoi ça ? demandai-je bien que je connaissais à peu près la réponse.

— Martinet, cinq coups. Ça fait un peu mal, mais c’est supportable. Il a quand même frappé assez fort.

— Et tu n’as rien dit ?

— C’était ça ou l’amende…

— L’amende ?

— Travailler gratis jusqu’à ce que tu éjacules sur mon visage. Je pouvais pas prendre le risque, surtout ce mois-ci, il y a quelques factures qui tombent.

— Mais c’est pas ta faute…

— Il considère que si. C’est ma faute si j’arrive pas à te faire jouir sur ma tronche. Il est vraiment tordu ce bonhomme, c’est un vrai pervers.

— Il faut que tu trouves un autre boulot !

— Il faudrait que tu en trouves un toi aussi ! Moi, je gagne deux mille euros par mois, on vit avec, je te signale !

Crise internationale en vue, il fallait stopper ici. Mais elle reprit :

— Et tu as intérêt à être meilleur la semaine prochaine sinon c’est dix coups de martinet, bien plus forts, qu’il m’a promis sur mon cul ce vieux salaud.

La semaine fut tendue à l’inverse de ma bite. Je gobais toujours pas qu’elle ne me dise rien de ses abandons.

Le mercredi, jour du ménage chez le vieux pervers, je tentais une éjaculation faciale, mais c’était forcé et j’arrivais tout juste à dresser l’objet qui pend entre mes cuisses. Pire que la panne sèche, la panne intégrale. Je crois que j’en voulais toujours à Élodie de me faire la gueule et de mentir par omission. Et elle en rajoutait :

— À croire que ça te fait plaisir qu’il me fouette le cul !

— Si tu ne m’avais pas fait la gueule toute la semaine ! On aurait dit que tu n’attendais que ça, que je reste sec pour me crier après et justifier le plaisir que tu prends à te prendre une fessée !

Voilà un exemple de notre dialogue amoureux de la semaine. Pas besoin de dire qu’avec ça, je restais mou et donc rien ne voulut sortir.

Elle partit furax en me criant (les voisins, les voisins !) qu’elle allait se prendre une branlée sur les fesses et que ce serait de ma faute si elle ne pouvait pas s’asseoir de la soirée. Je trouvais qu’elle l’avait un peu facile et que ça semblait bien lui plaire toute cette histoire, vu le peu d’efforts qu’elle avait fait pour éviter cette fameuse fessée.

Lorsqu’elle revint, deux heures plus tard, elle avait les fesses bien rouges. Le vieux dégueu avait marqué le coup autant que son cul.

— Il m’en a d’abord mis vingt et bien forts le salaud.

— Ah bon et pourquoi le double de ce qui était prévu ? demandai-je en ricanant intérieurement.

— Il m’a demandé de m’expliquer. Et quand je lui ai raconté qu’on n’avait pas baisé de toute la semaine, il a dit que j’étais responsable, entièrement et pleinement responsable du fait que tu n’aies pas pu m’asperger le visage et que ça méritait un doublement de la punition. Il a frappé fort l’enfoiré, j’ai pleuré, mais il a été jusqu’au bout en m’obligeant à compter et à le remercier. Puis j’ai dû lui baiser la main et rester à genoux devant lui en demandant pardon d’être aussi nulle.

— Eh ben…

— Mais c’est pas tout !

Je me demandais si elle ne prenait pas du plaisir à me raconter ce que le vieux lui avait fait subir. Cette double humiliation ne lui asticotait-elle pas un peu trop les neurones reliés au clito ? Subir d’abord, raconter ensuite, double plaisir ?

— Ah bon, et quoi d’autre encore ? demandais-je d’un air faussement détaché.

— J’ai dû nettoyer le perron dehors, à quatre pattes, et il me flanquait des coups de badine pour me guider !

— Et on te voyait de la rue ?

Je savais pertinemment que non, le parc était trop large, et la haie trop haute, mais je faisais comme si.

— De la rue, je crois pas. Mais il y a une maison voisine, de laquelle il était tout à fait possible de tout voir.

— Bof, c’est pas grave, après tout personne te connaît… dis-je en me voulant rassurant.

— Oui tu as raison, mais sur le coup, je me suis sentie mal.

— T’étais pas excitée, un petit peu tout de même ?

— Une fois la surprise passée, répondit-elle avec un sourire un peu pervers, j’avoue que j’ai un peu mouillé. Tu sais que ça m’excite d’avoir honte… même les coups de cravache ne m’ont pas calmée !

Sur le coup de l’excitation, elle finit par m’avouer qu’elle avait remplacé toutes les heures de ménage chez les différents particuliers par des services chez le vieux pervers. « C’est bien plus excitant… et il est parfois si dur et tellement autoritaire » me dit-elle en geignant lorsque je lui effleurais les fesses. Et elle me promit des explications.

Je l’ai embrassée avidement, et on n’a pas eu de problème de replâtrage et de maquillage de son visage. Le mercredi suivant les occupants du bus eurent droit au spectacle inattendu d’une clownesse au maquillage blanc un peu spécial, un peu dégoulinant, un peu crade. Ceux qui y firent attention bien sûr.

Je l’accompagnais dans le bus puisque la voiture était interdite. On était sardines l’un contre l’autre. Elle avait dézippé ma braguette et sa mimine m’agaçait le braquemart coincé à l’intérieur de sa blouse tandis que ses nichons tapaient l’incruste dans ma poitrine. Je finis par lâcher une dose dans sa main. Elle en profita pour rafraîchir discrètement son maquillage spermique, juste avant de descendre à l’arrêt suivant. J’attendis le prochain arrêt pour prendre un bus en sens contraire et rentrer chez nous.

Mon téléphone sonna un peu plus d’une heure plus tard, c’était Élodie.

— Il faudrait que tu viennes me chercher en voiture chez Ernest Nobongat. Et il veut nous parler.

Elle me donna l’adresse. La connaissant déjà, je m’y présentai sans délai.

Lorsque j’arrivai, je sonnai au portillon attenant au grand portail et j’entrai. Je traversai le parc. Sur le perron de la villa, ma femme m’attendait en compagnie du vieux dégueu. Elle était nue, à genoux aux pieds du vieux, les cuisses écartées. Elle n’était pas totalement nue à vrai dire. Elle portait un collier en cuir que je pensais ressembler à celui d’un chien sauf qu’il était incrusté de nombreuses pierres précieuses. Je n’étais pas trop sûr étant donné que je n’y connais rien en pierres précieuses, mais ça brillait un max. Le vieux dégueu faisait bien ses soixante-dix ans déplumés et ridés. Mais il était grand et sapé chic, une sorte de blazer bleu foncé, un falzar en accord, des mocassins me semblant classe. Une cravache à la main. Il vit ma surprise. C’était pas difficile.

— Entrez, me dit-il, j’ai une proposition à vous faire. À tous les deux.

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