Atteinte à la pudeur

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MARGERIDE Bernard

InterditsMedia 1000


initiationteenvieux et jeune


128 pages


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Résumé

En compagnie de sa tante, Juliette descend faire une cure thermale à Aygueville. Cure mouvementée, au cours de laquelle sa pudeur va subir de nombreuses « atteintes ». Tout commence par un examen médical excessivement minutieux, en présence de sa tante (dont l’attitude est pour le moins ambiguë). Ce n’est encore rien en comparaison des « soins » auxquels elle sera soumise par la suite, livrée aux mains sagaces de Laure, une infirmière très équivoque. Au terme d’une longue et progressive initiation, Juliette découvre les particularités de l’établissement. Un dispositif permet d’espionner les curistes. C’est ainsi qu’elle a l’occasion d’assister aux « soins » singuliers que sa tante reçoit, entre les mains de l’infirmière et du médecin chef. En dehors de sa cure, Laure rencontre Jérôme, un jeune lascar très dessalé. D’autres atteintes à sa pudeur seront donc subies pour son plus grand plaisir, et celui du lecteur.

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CHAPITRE PREMIER – L’examen médical

Maussade, Juliette regardait défiler le paysage le long de l’autoroute. A l’horizon, entre les molles ondulations des prairies, la chaîne des Puys se découpait sur le ciel gris de pluie.

— C’est beau, n’est-ce pas  ? dit Marie-Noëlle, en jetant un coup d’œil inquiet à sa nièce.

L’air buté, Juliette ne répondit pas. L’été, tous ses copains allaient dans le Midi, eux. Sa mère l’avait jugée trop jeune pour les suivre, malgré ses dix-sept ans. Et son père n’avait pas été plus compréhensif.

— Elle va faire des bêtises, si elle part en bande.

Restaurateurs à Versailles, les parents de Juliette ne prenaient pas leurs congés durant la saison touristique. Cette année, ils expédiaient leur fille à Aygueville, en Auvergne profonde, sous la surveillance de sa tante Marie-Noëlle.

Enfant, Juliette avait beaucoup admiré Marie-Noëlle, professeur de lettres à Rabat, Cotonou, Dakar, qui donnait l’impression de mener une vie d’aventures. Célibataire, Marie-Noëlle se montrait discrète sur sa vie personnelle. Elle prenait grand soin d’elle depuis qu’elle avait dépassé la quarantaine, couvrant de crèmes son visage et son corps, pour éviter les taches du soleil et les rides. Coquette, elle portait des vêtements de prix et ne décolorait pas ses cheveux blonds, déjà éclaircis par l’eau de mer. Sportive, elle faisait du surf, du tennis, du golf, de l’équitation et conservait un physique de fille jeune. Les hommes l’admiraient quand elle passait en courte jupe Lacoste, montrant ses jambes galbées et ses cheveux mi-longs noués en queue de cheval.

Qu’est-ce qu’une femme comme elle pouvait aller faire à Aygueville  ? Si, du moins, elle avait fait de la thalasso à Quiberon ou à Biarritz ! Avec ce qu’elle gagnait, elle aurait pu aller sur la Côte rencontrer les beaux mecs ! Quand Juliette lui avait dit cela, Marie-Noëlle avait ri.

— Tu es drôle ! Tu sais, il faut que je me remette en forme.

La jeune fille n’était pas convaincue. Les vertus du magnésium, des oligo-éléments, du fitness ou de la diététique la laissaient froide. Elle avait plutôt envie de mer bleue, de boîtes et de garçons. Dans son feuilleton préféré, Sous le soleil, les nanas étaient belles et bronzées, les types baraqués et dragueurs. Ce n’étaient que flirts, danses, sorties. S’amuser, vivre, connaître autre chose que le lycée ou le pavillon de banlieue, voilà les vraies vacances pour les jeunes comme elle !

Juliette se savait jolie. De grands cheveux ondulés, auburn, qu’elle avivait de reflets acajou, des yeux noisette, éclatants et vifs, une petite bouche ronde, pulpeuse à souhait qu’elle arrondissait exprès en parlant, un nez retroussé, un air mutin, et avec ça magnifiquement roulée… Elle était très fière de ses seins provocants, moulés par le T-shirt de coton souple que ses mamelons semblaient percer. Juliette regrettait une certaine mollesse dans son ventre, mais son délicat arrondi ne le rendait que plus désirable. Et les garçons essayaient de passer la main sous l’élastique de son maillot de bain. Nathan, sur la plage du plan d’eau, un samedi après-midi, malgré les autres baigneurs, avait touché ses poils. Elle l’avait repoussé, et était allée nager plus loin. Le garçon l’avait suivie, l’avait prise dans ses bras. Dissimulé sous l’eau, il avait plongé la main dans son slip, atteignant le clitoris.

Au souvenir de la paume dure sur son bas-ventre, des doigts sur sa vulve, Juliette frissonna. Elle sentit la légère et agaçante brûlure de la cystite qui justifiait sa cure en compagnie de sa tante. Juliette souffrait de petits malaises à la vessie depuis de nombreuses années. On avait diagnostiqué une infectionchronique. Devant l’impuissance des traitements chimiques, on lui avait suggéré Aygueville où l’on traitait tous les problèmes intestinaux et urinaires.

Juliette boudait toujours, ennuyée par le trajet trop long à son gré. Après être sorties à l’embranchement de Riom, elles grimpèrent par une route escarpée le long des côtes des Combrailles, avant d’atteindre Aygueville, nichée dans un vallon, au milieu de bois de pins et de chênes. La jeune fille aperçut avec soulagement le panneau d’une discothèque, mais la petite ville lui sembla vieillotte et endormie, avec ses immeubles fin XIXe, ses arbres bien taillés et ses parterres de fleurs bien ordonnés. Elle ne voyait que des boutiques de souvenirs, des pharmacies, des magasins de fringues pour seniors et des hôtels. Rien de jeune, de branché !

L’appartement se révéla décevant. Le F2 était vaste, avec de hauts plafonds, mais le mobilier était ringard, de l’entre-deux-guerres, sans même une télévision. Sa tante se réserva égoïstement la chambre qui donnait sur la salle de bains, lui laissant le canapé du salon. Juliette, un peu jalouse, n’osa protester. N’était-elle pas simplement invitée  ?

Heureusement, le lendemain, quand Juliette s’éveilla, le soleil brillait sur le parc de leur résidence et ses grands cèdres. Il était encore tôt, et elle s’assit en tailleur sur sa couche, regardant les ramures des arbres se balançant doucement dans le ciel. Elle sentit un pli du drap sous ses fesses nues. Sa courte nuisette, à un mouvement qu’elle fit, remonta, dévoilant les poils de son pubis. Elle baissa les yeux sur sa vulve bien dégagée, aux lèvres sombres, luisant de moiteur nocturne, un peu gonflées à l’approche des règles.

Elle avait envie de faire pipi. Elle sentait l’agaçante démangeaison, mais ne pouvait aller dans la salle de bains, craignant de réveiller Marie-Noëlle. Incapable de résister à l’envie pressante, elle prit une cuvette en plastique, s’accroupit dans la kitchenette, le plus loin possible de la chambre, inclina son récipient, pour que l’urine coule le long de la paroi, sans bruit de cataracte. Elle observa l’abondant flot doré qui s’échappait de ce qu’elle appelait son « chaton ». Elle contracta son ventre pour expulser les dernières gouttes, qui s’accrochèrent en perles à ses frisettes.

Reposant la bassine à demi emplie de sa pisse aux senteurs âcres, Juliette effleura du bout de l’index ses lèvres sensibles. Elle prit un morceau de sopalin, les tamponna à petits coups, délicatement. Ses seins étaient plus tendus, et leurs pointes formaient des taches sombres sous sa chemise de nuit à fleurs. Silencieusement, elle vida son pipi dans l’évier, se promettant de nettoyer quand Marie-Noëlle serait éveillée. Elle se contenta de faire couler avec discrétion un mince filet d’eau pour enlever les traces jaunes sur la faïence blanche.

Juliette regarda par la baie vitrée. Un mec chauve promenait son chien. Le vieux cabot marchait à pas lents. L’homme, qui avait adopté son rythme, et parcourait d’un œil vague le paysage, se tourna vers la vaste demeure. Pouvait-il voir, à travers la fenêtre, la mignonne petite touffe et la fente entrouverte  ? A cette pensée, Juliette souleva davantage sa nuisette, effleura son sexe, très doucement, comme elle aimait le faire. Elle frémit jusqu’à la pointe des seins, qui tendaient de leurs globes fermes le décolleté de sa chemise transparente.

Elle se mit sur son lit, à genoux et troussa sa liquette. Elle apparut les fesses nues, les cuisses écartées, la fente ouverte au milieu de ses poils, et le cul tourné vers la baie vitrée. Elle fit glisser ses bretelles, et une fois sa poitrine dénudée, s’appuya sur les mains, ondulant de la croupe, comme pour la présenter au promeneur.

Juliette s’imaginait que l’homme la reluquait, alors qu’elle caressait son clitoris, le faisait tourner lentement du doigt. Elle reposa ses épaules sur le drap, la joue pressée contre la literie, palpant ses nichons de son autre main, insistant sur les aréoles dures. Ses yeux chavirèrent. Elle les ferma à demi, prête à se renverser sur le lit, pour laisser ses mains s’agiter de plus en plus vite sur son sexe humide. Quand elle entendit marcher dans la chambre voisine. Elle se rajusta, chercha en hâte sa robe de chambre, et fut décente quand Marie-Noëlle entra dans le séjour.

Sa tante organisait tout. Après un baiser rapide sur le front de sa nièce, elle énonça le programme de la journée. Elles devaient tout d’abord consulter son médecin. C’est à pied qu’elles allèrent au cabinet, découvrant la petite station, aux parterres fleuris. Déjà, les premiers curistes allaient aux sources, le verre dans une petite sacoche tressée. Juliette les trouva ridicules et vieux. Seul, un jeune, mignon comme tout avec ses cheveux courts, trouva grâce à ses yeux.

— Douze sur vingt, pensa-t-elle.

A ce moment, leurs regards se croisèrent. Dragueur, il lui sourit. Brun, il avait des yeux étonnamment bleus et des dents éclatantes. Elle lui rendit son sourire, aguicheuse, prête à engager la conversation, mais sa tante l’entraîna sous prétexte qu’elles étaient en retard. Le garçon eut l’air déçu, il haussa les épaules devant l’air revêche de Marie-Noëlle. Juliette était mécontente ; sa tante n’allait tout de même pas lui casser sa baraque comme ça, pendant toutes les vacances !

Le pavillon du docteur, au milieu de grands hortensias et de quelques pins, devait dater du siècle passé, avec son élégance surannée, ses colombages décoratifs et ses toitures compliquées. La salle d’attente était vieillotte, les fauteuils fatigués et les revues ringardes. Sa tante, qui semblait bien connaître Massiac, et minaudait en lui parlant, la laissa seule pour consulter. La visite de routine dura longtemps, une demi-heure, au grand ennui de Juliette. Incapable de lire, elle pensa aux caresses qu’elle se donnait le matin. La chaleur familière renaissait dans sa vulve humide. Enfin la porte s’ouvrit, et le médecin lui fit signe d’entrer, l’appelant familièrement par son prénom.

Marie-Noëlle, toute rose, assise dans un petit fauteuil canné, jouait avec ses cheveux, se repeignant de la main. Sans laisser à Juliette la possibilité de s’exprimer, la tante expliqua d’un débit rapide ses petits problèmes urinaires.

Juliette, pour se distraire, regarda autour d’elle. Le médecin avait décoré son cabinet d’originaux de BD qui contrastaient avec les meubles lourds au bois ciré, couverts de revues, de prospectus ou d’échantillons de médicaments. Des planches de science-fiction, avec de pulpeuses nénettes aux nichons provocants, roulées comme des brise-l’air, introduisaient une note sexy, quoique édulcorée, dans le bric-à-brac. Mais elles voisinaient avec des photos de la femme et des quatre enfants, alignés et souriants en bordure de piscine.

Massiac ne devait pas avoir plus d’une petite quarantaine, malgré ses cheveux grisonnants. Il possédait une grande carcasse dégingandée, un visage anguleux, et il observait la jeune fille d’un œil perçant, tout en prenant des notes sur son ordinateur, tapant très vite de ses dix doigts agiles. Il interrompit la tante lancée.

— Bon, on va voir tout ça de plus près.

De sa main osseuse, il désigna une petite pièce, avec une table d’examen en métal. Juliette se leva, saisie d’une drôle d’émotion. Le docteur ne referma pas la porte derrière eux. Au bruit des pieds de chaise sur le carrelage, la jeune fille devina que sa tante déplaçait son siège pour voir ce qui se passait. Elle rougit, pensant qu’elle devrait se déshabiller devant l’homme et que Marie-Noëlle verrait tout.

— Je… bredouilla-t-elle.

— Oui, s’il vous plaît, répondit-il avant même qu’elle ait fini, lui signifiant d’avoir à se mettre à poil sans attendre.

Elle se retrouva vêtue de ses seuls sous-vêtements de coton, sans dentelles, trop simples, car sa mère ne faisait pas de frais pour une gamine. Ses seins tendaient le soutien-gorge ; l’œil du praticien s’attarda sur sa poitrine.

— Que fais-tu comme sport ? dit-il d’une voix joviale.

Le tutoiement la surprit, surtout que, sans attendre la réponse, il défit l’agrafe d’un geste sûr et naturel, faisant glisser les bretelles sur les bras de Juliette qui n’eut pas le temps de réagir. Ses nichons étaient de bonne taille, fermes et provocants, belles poires que lorgnaient les garçons. Il faisait chaud, mais Juliette frissonna. Ignorant délibérément son trouble, Massiac les palpa, insistant sur les mamelons qui durcirent. Elle n’avait jamais laissé Nathan lui faire ça, bien que de ses mains baladeuses, celui-ci ait souvent essayé de la peloter là. Massiac, lui, y allait franchement. Sa bouche s’était plissée bizarrement ; il dit d’une voix professionnelle :

— Ils ne te font pas mal avant les règles ?

Juliette détestait qu’on lui pose de telles questions. L’examen était déjà bien assez gênant, surtout avec Marie-Noëlle dans la pièce voisine. Le souffle de Massiac, très tiède, parfumé au tabac blond, balayait son buste. Il serrait toujours son téton à deux doigts. Il le pressait doucement, le faisait rouler (comme elle tout à l’heure avec son clitoris), ravivant les envies matinales de son vagin. Elle dit d’une voix un peu trop forte, presque par défi :

— Non, pas de problèmes.

Il la fit asseoir, l’ausculta, posant le stéthoscope frais sous son sein palpitant. Juliette eut l’impression que sa vulve collait contre sa culotte. Quand il la fit s’allonger pour prendre sa tension, sa poitrine se souleva un peu trop rapidement, la peau de son ventre frémit. Machinalement, elle serra les cuisses, pour cacher à quel point tout ça la troublait.

Le praticien appuya deux doigts sur son abdomen, les tapota de l’autre main et les déplaça par à-coups vers le slip. Il glissa sous l’élastique qu’il finit par baisser, dégageant tout le pubis et les frisettes brunes, qui s’enroulèrent autour des doigts. Il dénuda même le haut de la fente. Se soulevant, choquée d’un tel sans-gêne, Juliette devina son bouton gonflé. Devant son regard outragé, le docteur dit, comme pour la provoquer :

— Tu es souvent constipée ?

Pourquoi lui demandait-il ça ? Cependant, elle ne put qu’acquiescer brièvement, honteuse d’un aveu sur une chose aussi intime. Et lui d’insister lourdement :

— Je le sens bien à la palpation.

Prenant sa culotte à deux mains, il la lui ôta sans lui demander la permission, sans même la prévenir. Il jeta un coup d’œil très indiscret à l’empiècement du slip, qu’il replia et posa près du ventre dénudé. Il avait pris un air complice, vaguement égrillard, comme pour bien montrer qu’il avait remarqué les sécrétions. Juliette, le rouge aux joues, ne put lui résister quand il souleva ses jambes, pour poser ses pieds sur les étriers. Il la contempla, nue, les cuisses écartées, le sexe ouvert, immobile, à sa disposition. Dans le contre-jour, Juliette vit la barbe autour des lèvres et sur le menton, dessinant un bouc méphistophélique.

Elle entendit un bruit, vit sa tante debout dans l’embrasure de la porte. Marie-Noëlle ne l’avait jamais vue à poil ; pour se faire pardonner sa curiosité, elle lui sourit.

— On va examiner cette grande fille, dit, jovial, le toubib qui enfilait des gants.

Pourquoi, tout d’un coup, étaient-ils si gentils tous les deux ? Juliette eut l’impression d’une complicité entre eux, pendant que Massiac enduisait son anus d’une noisette de gel translucide, très frais. Juliette se contracta, mais il fit lentement tourner le gras du doigt, élargissant son sphincter. Elle céda, incapable de résister à la pression insistante de l’index qui s’enfonça tout entier dans son cul. Massiac pressa fortement du poing refermé sur son ventre, en continuant à la fouiller avec désinvolture.

C’était inconvenant, brutal ; les os de la paume appuyaient contre ses fesses amollies. Une sensation curieuse grandissait dans le derrière de la jeune fille. La démangeaison était agréable ; des ondes voluptueuses parcouraient son corps, gagnaient ses seins, son sexe. Elle soupira profondément, regardant au plafond pour éviter de croiser les yeux moqueurs de Marie-Noëlle.

— Ça va ? Je ne te fais pas mal ?

Elle sourit bravement, pour ne pas avouer ce qu’elle ressentait réellement : la gêne qui la paralysait, l’excitation qui l’envahissait. Massiac retira son index, et ajouta à l’intention de sa tante :

— On va faire un petit prélèvement. Il doit y avoir des colibacilles.

Juliette ne vit pas ce qu’il y avait dans le plateau qu’il posait près de ses jambes. Elle ferma les yeux, refusant de voir ce qu’il lui faisait. Elle sentit qu’il écartait ses petites lèvres à deux doigts, d’un geste sûr. Jamais un homme ne lui avait fait. Jamais elle n’avait consulté un gynéco. Maintenant son sexe ouvert, il y plongea le doigt, jusqu’à toucher son pucelage, avec une obstination déplacée. Elle frémit sous le choc électrique dans son ventre. Et lui d’insister sur l’hymen, déclenchant des contractions ! Juliette n’avait jamais enfoncé ses doigts aussi loin en elle, même si elle savait effleurer avec délicatesse son clitoris, caresser son orifice, glisser son index entre ses lèvres humides.

S’il n’y avait pas eu sa tante si près, elle aurait gémi, se serait laissé aller aux sensations jouissives, si puissantes, qui l’enflammaient.

— Votre nièce est une sage jeune fille.

Y avait-il de l’ironie dans ce commentaire sur sa virginité ? En tout cas, le docteur n’était pas pressé de cesser de la titiller. Elle l’entendit avaler sa salive ; sa pomme d’Adam saillait dans son cou musculeux. Il ne retira le doigt que pour lui introduire un tube frais. Elle se força à regarder. Il tenait une tige de métal avec, au bout, un morceau de gaze. Il la plongea dans son sexe, et elle ressentit une démangeaison sensuelle dans les chairs moites du vagin. Elle ne put s’empêcher de soupirer ; son ventre se contracta encore. Honteuse, elle sentit qu’elle était prête à jouir. Si elle avait été seule avec lui ! S’il avait insisté !

Il retira le tube qui distendait son sexe. Ses chairs dilatées ne se refermaient pas, alors qu’il frottait le prélèvement sur une boîte de culture.

— On va faire une coproculture.

Et comme elle ne saisissait pas le terme, il précisa :

— Je te fais un prélèvement anal.

Au point où elle en était, Juliette le laissa disposer d’elle, mais il ne lui enfonça rien entre les fesses. Avant qu’elle s’en étonne, il commanda :

— Tu te tournes. La position de la prière musulmane.

Il fallait exhiber son cul ; elle obéit, incapable de dire non, mais serra machinalement les fesses. Il lui ouvrit les cuisses, pressant des deux mains dans le creux de ses aines, écartant ses genoux et rapprochant ses pieds. Tout à l’heure, elle était ainsi, avant que sa tante ne se lève, mais maintenant c’étaient des mains d’homme qui la palpaient, lui faisaient prendre une attitude qui choquait sa pudeur de vierge. Juliette, la joue contre le papier qui recouvrait le plateau de la table, le laissa enfiler un autre tube dans son anus. Il pressa sur ses reins, la faisant se cambrer, pour qu’elle lui présente encore mieux son trou du cul et son sexe ouvert.

Il prit sa vulve dans ses doigts, la pétrit brutalement, mais s’arrêta bien vite, comme si c’était une pulsion subite qui lui avait fait saisir sa vulve, alors qu’il aurait dû s’occuper de son cul.

Il poussa encore le tube dans son anus ; elle sentit le souffle court sur ses fesses, pendant que la tige la fouillait, grattait ses entrailles pour obtenir le prélèvement. Elle craignit de péter, tant c’était irritant. Et elle dut faire un terrible effort pour se retenir. Il retira l’instrument, mais la laissa avec la canule enfiléedans le cul, présentant son sexe. Il expliqua quels soins il prévoyait, au lieu de la libérer et de la laisser se rhabiller.

— Dans la plupart des infections urinaires, il y a auto-contamination, à partir de l’intestin. On retrouve les mêmes Escherischia Coli dans l’urine et dans les matières fécales.

Elle n’écoutait pas les noms bizarres, ne voulait pas les retenir. Il caressait maintenant avec gentillesse ses fesses, tout près de l’anus, touchant la sonde qui distendait l’orifice.

— On nettoie tout ça par lavement ou goutte-à-goutte rectal.

— Qu’est-ce que c’est ? demanda-t-elle, étonnée de ces soins bizarres.

— C’est très simple, l’eau chargée d’oligo-éléments a un pouvoir cicatrisant et désinfectant. Il s’agit de la laisser sur les muqueuses le plus longtemps possible.

— Comment ça se passe ?

Juliette se sentait ridicule. Elle avait compris en quoi consistaient les soins. Il ne s’agissait pas de boire de l’eau, de prendre des douches ou des bains, mais de subir ce qu’on lui faisait petite quand elle n’arrivait pas à faire caca.

— Eh bien, dans la position où tu es là, on t’administre un litre d’eau, à deux ou trois reprises pour bien tout dégager. Après on te met une sonde, et on laisse couler tout doucement, pour que ça pénètre bien profondément, partout.

C’était humiliant. A qui allait-elle devoir encore montrer ses fesses, son sexe ? Mais en même temps, elle avait envie que ce soit Massiac qui injecte l’eau dans son ventre, l’emplisse de liquide pesant. Elle voulait sentir une main sur son sexe moite, bizarrement partagée entre sa pudeur choquée et l’envie qu’il continue.

Juliette entendit Marie-Noëlle à ses côtés qui, d’une voix légèrement agacée, demandait si les examens étaient terminés. Comme s’il revenait à la réalité, le toubib retira la canule, disant simplement, d’un ton où perçait du regret :

— Tu peux te rhabiller.

Il n’alla pas tout de suite dans son bureau pour remplir les documents de prise en charge de la cure, la regardant se rajuster. Il passa sa langue sur ses lèvres sèches et dit :

— N’aie crainte, on va bien te soigner !

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