Fantasmes pervers

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LAUTEUR Jeff


exhibition et voyeurismefemdomfesséetabou


Broché / 120 pages


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Résumé

Ah, pour être pervers, ils sont pervers, les fantasmes de Jacques A. Au point de se mêler à sa vie dont ils font un véritable méli-mélo lubrique. Ce ne sont que visites médicales cochonnes, exhibitions, petites culottes par ci, pas de culottes par là… Comment penser à autre chose qu’à ce que toutes ces dames concupiscentes aiment tant lui montrer ? Et comme si ça ne suffisait pas de le rendre fou, pour le punir de ses vilaines pensées… elles lui donnent la fessée à cul nu, comme à un gamin ! Quitte à le pommader ensuite… et plus, si affinités, comme disent les gens bien ! On serait obsédé à moins, non ? Méfiez-vous, lecteurs, lectrices… Rien n’est plus contagieux qu’un fantasme pervers !

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CHAPITRE PREMIER – Fantasme N°1 : La salle d’attente de la doctoresse

La station balnéaire de Sainte-Pachole, couchée de tout son long au bord de la Méditerranée, est un lieu pittoresque – à l’image des bourgeoises distinguées qui la peuplent. C’est le genre de femmes à courir consulter le médecin juste pour lui montrer leurs fesses – et tout ce qu’on peut trouver entre. En effet, à Sainte-Pachole, à cause du micro-climat émollient (une absence chronique de vent), peut-être aussi de l’abus d’ail et de piment dans la cuisine, ou encore du temple de Vénus presque intact qui domine la cité, les femmes ont tout le temps trop chaud partout.

En été, quand débarquent les hordes du Nord avides de sensations fortes, Sainte-Pachole devient un enfer…

Malgré leurs robes ultra légères, les femmes suent… sous les bras, entre les seins, entre les cuisses, les fesses, même entre les grandes et les petites lèvres. On ne s’étonnera pas qu’elles vivent jambes ouvertes, en espérant qu’une brise de mer, ou plus sûrement, le regard d’un homme les rafraîchissent. Et quand le vent ne veut pas entendre parler de se lever, qu’elles ne trouvent pas de voyeur dans la minute, elles filent chez le médecin.

Les cabinets médicaux de la petite cité ne désemplissent pas de jeunes femmes BCBG qui s’éventent le visage et l’entrecuisse avec les magazines haut de gamme de la salle d’attente. Comme les fenêtres sont toujours ouvertes, on entend de la rue les froissements du papier glacé. C’est la rumeur de la ville, au même titre que le chant des cigales descendu des collines boisées qui enserrent le golfe.

L’exhibitionnisme généralisé a bien sûr fini par gagner les hommes de la cité, bien moins raffinés que leurs compagnes, il faut le noter – mais n’est-ce pas le cas partout ?

C’est ainsi que ce matin, dès huit heures, Jacques Arouët, artiste marginal entre deux âges et obsédé sexuel notoire, prend place dans la salle d’attente de la doctoresse Elysée Quardon, nouvelle venue dans le quartier. Une furieuse envie de montrer ses couilles à une belle femme tenaille Jacques depuis le réveil.

Assis dans un fauteuil, seul dans la salle à cette heure, notre pervers, véritable usine à fantasmes, réfléchit aux conséquences de sa visite. Il est un peu inquiet. Bien sûr, il a l’habitude de montrer sa bite à la première dame qui passe au détour du chemin. Mais ici, dans un cabinet médical qui vient de s’ouvrir, ça risquerait de mal tourner pour lui si la doctoresse, qu’il ne connaît que de vue (un morceau de roi !), décidait d’appeler la police.

Il a croisé une fois ou deux la nouvelle doctoresse dans la rue. Il l’a suivie, a repéré son cabinet grâce à la plaque flambant neuve installée à côté de la porte d’entrée. Elysée Quardon est une grande blonde bien bâtie, le genre belle plante nordique, qui a l’exemple des femmes de la ville a toujours trop chaud. Même dans les rues les plus passantes, elle circule en blouse blanche mince comme du papier à cigarette, que ses suées rendent transparente. Elle inciterait les hommes à la suivre si deux éléments ne les en dissuadaient : un regard impérieux, bleu glacier, propre à décourager les avances, des sous-vêtements à l’ancienne, blancs, confortables sans doute, mais toujours opaques malgré la transpiration.

C’est justement ce regard dominateur, ces sous-vêtements pareils à des pièces d’armure qui excitent Jacques Arouët à la folie. Il voudrait que sa queue, à ses risques et périls, traverse les dangereuses barrières en question.

Un détail, pourtant, le rassure. La secrétaire médicale (un morceau de choix, elle aussi, dont la badge pectoral indique « Jessie Mignot »), n’a pas le profil de l’emploi. Elle aurait plutôt des apparences de pute de luxe. Ses formes pleines sont prises dans des sous-vêtements qu’on devine étriqués sous le chemisier transparent, ainsi que sous la jupe moulante.

Cette dernière accuse, semble-t-il, le relief d’un minislip qui forme un triangle très échancré sur le devant.

Mais peut-être, se dit Arouët, cette Jessie est-elle nue sous sa jupe ! Auquel cas, le triangle qu’on devine serait tout bonnement celui de sa chatte.

Ah, la salope ! Elle a trop chaud, elle aussi… Que ne s’épile-t-elle pas ? Encore un détail du folklore sexuel de Sainte-Pachole : les femmes qui y vivent (encouragées par les hommes) conservent jalousement tout ou partie de leur fourrure intime. Sans doute, un culte inconscient rendu à Vénus Impudica, éternelle patronne de la cité.

Arouët observe la secrétaire de plus près.

C’est une blonde plutôt petite, avec des rondeurs partout. Arouët aime les femmes, toutes les femmes, de toutes tailles, de toutes couleurs… Mais une petite poupée bien en chair, réfléchit-il, c’est bien pratique à peloter, puisque la main peut passer presque sans transition des seins aux fesses, et vice-versa, non sans tenter des incursions à l’entrecuisse.

Une femme grande et large, en revanche, c’est tout un pays… avec ses montagnes, ses vallées, ses forêts… et deux grands bras musclés pour les défendre des invasions. Sans compter que quand une femme de ce genre, même nue sur un lit, croise hermétiquement ses jambes puissantes… pas moyen de s’introduire par surprise.

Jacques revient à Jessie Mignot. Sous sa jupe d’un rose diaphane, on entrevoit la blancheur des cuisses. Une belle peau bien soignée de pute blonde…

On sonne à la porte d’entrée. La secrétaire attend le deuxième coup de sonnette pour se résigner à refermer les cuisses, se lever, se forcer à sourire en ouvrant la porte.

L’imposante cliente qui vient de pénétrer dans le salon d’attente est aussi une belle blonde. C’est un jour faste pour Jacques, notre fantasmeur fou. En tout cas, il n’est que huit heures et quart du matin, et pourtant, note Arouët, la nouvelle arrivante est déjà moite.

Son tailleur d’été griffé, son lourd chignon sur le sommet du crâne prouvent qu’elle appartient aux hautes sphères de la société. Mais le pli amer de sa belle bouche, ses paupières lasses malgré le fard indiqueraient un chagrin intime. D’ordre conjugal ? Toute cette belle chair fraîche, bien ordonnée du haut jusqu’en bas, serait en manque ?

Après un regard circulaire dans la pièce, la dame choisit de s’asseoir pile en face de Jacques Arouët, Paris Match à la main. La voilà qui, sans tarder, croise et décroise les jambes. Sa jupe blanche ne tarde pas à se relever sur le haut des cuisses. La fourche se dessine dans la pénombre du fourreau. Elle fait semblant de lire.

Arouët sait que la patiente meurt d’envie d’agiter le magazine entre ses genoux écartés. Mais elle est la seule femme dans la pièce, face à un homme seul : son geste pourrait passer pour de la provocation. Si elles étaient plusieurs, on entendrait déjà grincer le papier glacé…

Cependant la cliente, les yeux figés sur son journal, ne reste pas inactive. Tortillant le cul, elle avance le bassin au bord du siège, pour dégager son fessier qui colle à sa robe. Là, elle n’a plus qu’à écarter les jambes pour révéler la culotte blanche qui couvre ses trésors.

La séance d’exhibitionnisme-voyeurisme entre les deux clients n’échappe pas à la secrétaire qui rit sous cape. Et Jessie ouvre, elle aussi, les cuisses sous le bureau où elle remue des papiers. La seule différence, c’est que son minislip est noir… mais ce sont peut-être ses poils de fausse blonde, taillés en triangle régulier par l’esthéticienne, luisants de sueur (et pas seulement), qui donnent à distance l’illusion d’un string de satin.

Dieu, que la vie au contact des femmes en chaleur est passionnante ! raisonne Jacques Arouët en activant ses nerfs optiques, ainsi que les vertèbres et les muscles de son cou.

La demie de huit heures vient de sonner à l’église Saint-Bartholin, l’autre saint patron de la ville – et toujours pas de doctoresse Quardon ! Vu la demande, les médecins des deux sexes ont l’habitude de faire des heures supplémentaires à Sainte-Pachole. Une urgence, peut-être…

Arouët, qui bande comme un âne devant les cuisses ouvertes des deux femmes, se jure qu’au quart qui précède neuf heures, il sort sa bite et ses couilles qui le démangent horriblement… Il y trouvera sûrement des rougeurs.

Il a beau se démancher le cou, impossible de déterminer si la secrétaire porte un slip satiné ou un triangle de poils lustrés. Après tout, en y mettant les formes, il pourrait lui poser la question. Mais la salope serait capable de lui répondre qu’elle a calculé son coup juste pour faire parler les imbéciles !

Les femmes ne se contentent pas de crever de chaud à Sainte-Pachole, elles ont aussi la langue bien pendue.

Un quart d’heure plus tard, le clocher sonne de nouveau. Fidèle à son serment muet, Arouët ouvre son pantalon, le descend aux chevilles. Sa chandelle est à l’air, ses couilles aussi. Il les examine, en écartant les poils avec ses ongles. Il en était sûr : des plaques rouges d’irritation marbrent la peau.

Il relève les yeux, tout sourire…

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