Ils ont fait de moi une fille vicieuse

12345
Loading...

DE N Clotilde

Confessions érotiquesMedia 1000


au travailpremière foisteenvieux et jeune


128 pages


Papier 7€50 Ebook 4€49

Acheter

Disponible sous 48 heures
7€50 Acheter

Télécharger Format Epub

Téléchargement immédiat
4€49 Télécharger

Résumé

À la suite d’une annonce, la jeune Clotilde se retrouve stagiaire dans un étrange centre de vacances hippiques. Désarçonnée au début par la trouble atmosphère qui règne au « domaine », elle se retrouve bientôt la victime consentante et ravie de ses sadiques employeurs… Jusqu’où descendra-t-elle dans la perversion ?  Vous le saurez en lisant sa confession.

Débuter la lecture

1

Tout a commencé par une annonce dans Libé. C’était un mercredi, le premier jour des vacances. J’étais sortie chercher le journal et des croissants et, bien calée sur mes oreillers, je m’apprêtais à entamer un solide petit déjeuner quand soudain je suis tombée sur ce texte :

PROVENCE Club équestre cherche J. F. pour s’occuper chevaux. Logée, nourrie. 1 heure de monte gratuite par jour plus petites rémunérations. Débutante acceptée si motivée. Envoyer lettre + Photo au journal qui transmettra.

Pour moi, c’était une aubaine. Je venais de terminer ma première année de biologie, j’avais été reçue à tous mes examens et je n’avais pas encore de projets pour l’été. De plus, j’adorais les chevaux. Petite, j’avais même pris des cours d’équitation que j’avais dû abandonner quand nous avions déménagé car il n’y avait pas de centre équestre à proximité de chez nous.

C’était là une bonne occasion de renouer avec une passion de jeunesse, tout en passant d’agréables vacances. Quinze jours plus tard, j’ai reçu la lettre du club du Bois-Veneur acceptant ma candidature. On y avait joint un horaire de chemin de fer ainsi qu’un plan détaillé des lieux. Je devais commencer le lundi suivant.

J’étais tellement contente d’avoir été retenue comme stagiaire que, si je m’étais écoutée, je serais partie le jour même. Si j’avais pu prévoir l’étrange aventure dans laquelle j’allais me trouver embarquée, j’aurais sans doute été moins enthousiaste…

Je suis arrivée à la gare de M… le dimanche à neuf heures du soir. Il avait été convenu par téléphone que Jérôme, le moniteur, viendrait me chercher. Je n’ai eu aucun mal à repérer sa Range Rover : c’était la seule voiture qui attendait sur le petit parking, devant la gare. De son côté, Jérôme n’a pas eu de difficulté à savoir qui j’étais. A cette heure tardive, j’étais la seule voyageuse à descendre du tortillard qui desservait le village.

Dès qu’il m’a aperçue, il a donné un long coup de klaxon :

— Hello ! C’est toi, Clotilde ? Dépêche-toi de monter, nous sommes déjà en retard et les Blancquart détestent qu’on bouscule les horaires des repas. Surtout lui ! C’est son côté militaire qui ressort. Mais à part ça, tu verras, ce sont des gens charmants. A condition que tu ne rechignes pas à faire ce qu’ils te demandent… Mais je crois qu’il n’y aura pas de problème. Tu devrais bien leur plaire, a-t-il ajouté en coulant un regard appuyé sur ma silhouette.

L’espace d’une seconde, j’ai eu la désagréable impression qu’il me détaillait comme si j’étais une jument dont il voulait évaluer les qualités. Pour échapper à la gêne que je sentais grandir en moi, je me suis dépêchée de monter dans la Range et nous sommes partis sur les chapeaux de roues.

Durant le trajet, curieuse de savoir à quoi ressemblaient mes employeurs, j’ai questionné Jérôme sur les Blancquart. J’ai appris que Luc Blancquart était un ancien colonel en retraite qui avait gardé de sa vie militaire le goût de la discipline : il détestait les retards, le travail bâclé et surtout, surtout la désobéissance. Malgré cela, Jérôme semblait le tenir en grande estime. En tout cas, il en parlait avec beaucoup de respect et d’admiration et même, m’a-t-il semblé, une certaine crainte.

Sur Janice Blancquart, il était intarissable. En quelques minutes, il m’a tout dit, ou presque, sur elle. C’est ainsi que j’ai appris qu’elle était beaucoup plus jeune que son mari, qu’elle était née d’un père espagnol et d’une mère suédoise, ce qui lui conférait un charme très particulier, et qu’elle montait remarquablement bien. En parlant d’elle, Jérôme s’animait tellement que j’ai eu l’impression fugitive qu’il en était secrètement amoureux. Mais je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir le sujet car nous étions arrivés à destination.

A ma grande surprise, nous ne nous sommes pas arrêtés devant la grande bâtisse flanquée d’un monumental perron qui nous faisait face. Jérôme a tourné sur la gauche pour stopper la Range devant un long bâtiment auquel était adossée une petite maison. Une odeur de cheval m’a rempli les narines.

— Te voilà arrivée chez toi ! m’a-t-il annoncé. Plus loin, ce sont les écuries… Mais je n’ai pas le temps de te faire visiter maintenant, tu verras tout cela demain matin. Ah ! j’allais oublier, tu partageras ta chambre avec Dorothée. C’est l’autre stagiaire… Dépêche-toi, elle doit t’attendre ! Et n’oublie pas que le dîner est servi à neuf heures et demie précises. Il te reste dix minutes pour te préparer.

Avant de redémarrer dans un bruit d’enfer, il a crié très fort pour couvrir le ronflement du moteur :

— Un conseil : avant de passer à table, enfile une jupe, le colonel ne supporte pas les femmes en pantalon…

Abasourdie par le vrombissement du moteur autant que par la précipitation avec laquelle Jérôme m’avait abandonnée, je me suis demandé si je n’étais pas tombée dans une maison de fous. Dorothée m’a accueillie à bras ouverts. C’était une blonde pulpeuse au sourire flamboyant, au teint velouté par le soleil. Le genre de fille débordante de vitalité que tous les gars s’arrachent tant elle semble avide de profiter pleinement des plaisirs de la vie.

— Entre et installe-toi ! a-t-elle proposé après m’avoir gratifiée d’une tape amicale sur l’épaule…

Puis elle m’a plantée là pour retourner se coiffer me laissant encore sous le coup de la surprise : elle portait en tout et pour tout un minuscule soutien-gorge noir qui comprimait ses seins en les faisant outrageusement pigeonner et un petit bout de slip qui parvenait à peine à cacher sa toison débordante. Ainsi vêtue, elle se contorsionnait devant la glace et l’on voyait ses tétons se soulever et palpiter comme s’ils cherchaient à se libérer de l’étroit carcan qui les emprisonnait. Le bas de son corps ondulait lui aussi en une étrange danse du ventre. Ses fesses très rondes sous le tissu transparent de la culotte noire laissaient deviner une rainure sombre et provocante et ses hanches se balançaient en cadence. Jamais je n’avais vu quelqu’un se balader dans cette tenue avec autant d’impudeur. Mais Dorothée paraissait inconsciente de l’effet qu’elle pouvait produire. Et, tandis que je restais bouche bée à l’observer, elle s’est mise en devoir d’enfiler des bas :

— Il fait un peu chaud pour les mettre, mais tant pis. Je suis sûre que cela leur plaira.

Puis, s’avisant que, depuis mon arrivée, j’étais restée sans bouger, elle a ajouté :

— Dépêche-toi de te changer, nous allons être en retard.

— C’est que… je suis prête… ai-je balbutié sans grande conviction, impressionnée par son ton péremptoire.

— Quoi ? Tu comptes te mettre à table dans cette tenue ? Jérôme ne t’a rien dit ?

— Il m’a dit quelque chose à propos d’une jupe, mais je n’ai pas très bien compris de quoi il s’agissait.

— Ah, je vois ! a soupiré Dorothée. Il faut que je te mette au courant. Ici, seuls les jodhpurs sont admis, et encore, quand on s’occupe des chevaux. Le reste du temps, on doit se mettre en jupe ou en robe.

— Mais pourquoi ?

— Va savoir ! a-t-elle soupiré en haussant les épaules. Une lubie des Blancquart, je suppose. Remarque, ce n’est pas désagréable, il fait si chaud ici qu’on supporte difficilement les pantalons. Alors, si ça peut leur faire plaisir, je ne vois pas pourquoi on les contrarierait.

— C’est que je ne m’attendais pas à ce genre d’obligation et je n’ai pas amené une seule robe dans mes bagages. D’ailleurs, je ne me mets jamais en robe, je déteste ça, ai-je ajouté d’un ton de défi.

Insensible à l’agressivité qui perçait dans ma voix, Dorothée m’a désigné son armoire en riant :

— Tiens, sers-toi. J’ai des tonnes de robes et nous sommes à peu près de la même taille. Tu n’auras aucune difficulté à trouver une tenue qui t’aille. Mais dépêche-toi, cette fois, nous allons vraiment être en retard.

Elle a enfilé en toute hâte un cache-coeur qui soulignait sa poitrine de façon provocante et une minijupe en stretch vraiment mini. J’ai choisi une robe en jersey fin, très appuyée à la taille, qui s’épanouissait en corolle. Sur le cintre, elle paraissait très sobre, mais sur moi, elle se révélait carrément indécente car, quoique de la même taille que Dorothée, j’avais les jambes plus longues. Le tissu couvrait à peine le haut de mes cuisses, et il virevoltait à chaque pas, laissant entrevoir un bout de ma culotte. J’aurais voulu mettre autre chose mais Dorothée a refusé, prétextant que je n’avais plus le temps de me livrer à d’autres essayages.

Ainsi affublées, nous nous sommes dirigées toutes deux vers l’habitation principale où nous attendaient les Blancquart. Je dois avouer que je ne me sentais pas très à l’aise avec ma jupe de patineuse qui me découvrait les fesses au moindre mouvement. Quand nous sommes arrivées dans la salle à manger, il n’y avait personne.

— Ouf ! a murmuré Dorothée, nous sommes dans les temps…

Jérôme est arrivé juste après nous, si essoufflé qu’il lui a bien fallu cinq minutes pour contrôler sa respiration. Lui aussi avait troqué sa tenue de travail pour une chemise et un pantalon impeccablement repassés.

Soudain, nous avons entendu du bruit, la porte s’est ouverte et les Blancquart sont entrés. Je n’ai pu réprimer un mouvement d’étonnement. Luc Blancquart était beaucoup plus jeune que la description de Jérôme ne me l’avait laissé supposer. Il ne devait pas avoir plus de quarante, ou quarante-cinq ans. Quant à sa femme, elle paraissait avoir tout juste vingt-cinq ans. Mais sur ce point, Jérôme ne m’avait pas menti. Elle était d’une beauté surprenante. Ses cheveux noirs de jais et ses yeux métalliques lui donnaient une grande élégance en même temps qu’un air glacé et glaçant.

Jérôme s’est empressé de faire les présentations et, tandis que Luc Blancquart m’adressait un salut sec et froid, le regard de sa femme m’a enveloppée des pieds à la tête. C’était un regard si indéfinissable – à la fois vague et pénétrant – que je me suis sentie rougir jusqu’à la racine des cheveux.

Aujourd’hui encore, quand je repense à la façon qu’avait Janice Blancquart de regarder les gens, je suis parcourue de frissons.

Contrairement à son mari, qui ne m’a presque pas adressé la parole de tout le repas, Janice Blancquart m’a souhaité la bienvenue. Puis elle a ajouté avec un sourire suave :

— Clotilde, vous serez gentille d’aider Dorothée pour le service.

J’ai donc pris connaissance de l’étrange coutume qui avait cours au Bois-Veneur : seuls le moniteur et le cas échéant, les hôtes de marque, avaient le droit de s’asseoir à la table des Blancquart. Nous, les filles, nous devions les servir et manger, après eux. Sur le moment, je me suis sentie atrocement humiliée d’être traitée comme une domestique. Après tout, j’étais venue là comme stagiaire pour m’occuper des chevaux, pas pour jouer les bonnes à tout faire ! Mais j’étais bien trop impressionnée par l’atmosphère lourde qui régnait dans la pièce pour exprimer ma révolte ou même opposer un refus à leur demande.

Bon gré, mal gré, j’ai ravalé ma colère, j’ai suivi Dorothée à l’office et j’ai dû faire le service. Le dîner s’est déroulé dans un silence quasi religieux, à peine troublé par le tintement des couverts sur la porcelaine blanche.

— Alors, comment tu les trouves ? m’a demandé Dorothée après le départ de nos employeurs.

— Ignobles ! Qu’est-ce que c’est que ces façons de nous traiter comme si nous étions leurs bonniches ! ai-je explosé après m’être assurée que les Blancquart se trouvaient hors de portée de ma voix.

Dorothée a semblé surprise de ma réaction.

— Ça ne te choque pas, toi, qu’il nous fasse servir à table, manger après eux et dormir au pied des écuries ? Pour qui se prennent-ils ? Nous ne sommes plus au Moyen Age ! ai-je repris avec véhémence.

— Tu ne crois pas que tu exagères un peu ? D’abord, nous ne dormons pas au pied des écuries, comme tu dis. Nous dormons à côté, et notre chambre est très correcte. Et puis, ce n’est pas humiliant de dormir près des chevaux. Imagine que des voleurs viennent ou même qu’un cheval se sauve en pleine nuit. C’est déjà arrivé, tu sais, il faut bien que quelqu’un soit là pour donner l’alerte.

J’ai admis à regret qu’elle avait raison. Mais pour le reste, je ne voulais pas en démordre.

— Oui, mais nous faire servir à table… ai-je répété, butée.

— Bah, ce n’est pas bien méchant. Et puis, entre nous, je préfère cela. Tu as vu comme les repas sont tristes. Personne ne dit jamais un mot. Au début, je trouvais ça bizarre. Maintenant, je m’y suis faite. D’autant que Luc et Janice sont des gens exceptionnels. Bien sûr, ils ont leurs petites manies, comme tout le monde. Mais quand tu les connaîtras mieux, tu les apprécieras et quand tu partiras, crois-moi, ils te manqueront…

J’ai haussé les épaules. Après tout, Dorothée avait peut-être raison. Tout ça n’était pas bien grave. Pourtant, je gardais de mon premier contact avec les Blancquart une curieuse impression. Plus j’y réfléchissais et moins j’arrivais à la définir.

Moi qui ai d’habitude un sommeil de bébé, ce soir-là, j’ai mis du temps à m’endormir.

Vous avez aimé ce texte, vous aimerez sûrement ...

Donnez nous votre avis !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *