La Remplaçante

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PERROTTE Guillaume

Les Nouveaux InterditsMedia 1000


teenvieux et jeune


210 pages


Papier 15€00 Ebook 9€99

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Résumé

Quand Dan perd son épouse Alice, chanteuse aussi affriolante sur scène que frigide dans la vie, il refuse de se laisser aller au chagrin. À la place, il convainc une strip-teaseuse de cabaret de remplacer feu sa femme et devenir son sosie pour quelques jours – moyennant rétribution bien sûr.

Bien plus chaude et perverse que son modèle,  Alice bis entraîne Dan dans un voyage au bout du vice qui durera trois nuits, pas une de plus. Mais après ? Une fois qu’on a goûté aux plaisirs interdits, est-il possible de revenir en arrière et retrouver une vie normale ?

La Remplaçante est un conte cruel qui explore nos fantasmes les plus tabous, servi par une écriture aussi serrée qu’un café sans sucre. Oserez-vous accompagner Dan et Alice dans leur descente aux enfers ?

Guillaume Perrotte, avant de rejoindre « Les Nouveaux Interdits », a publié aux éditions Blanche une dizaine de romans érotiques flirtant comme ici avec le polar ou le thriller. Presque tous ont connu le succès et ont été réédités en poche.

Les Nouveaux Interdits, une collection de textes hard inédits, écrits par des auteurs d’aujourd’hui : le roman porno toujours aussi pervers, mais avec une touche de modernité !

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1

Ma femme est morte depuis presque une année et pourtant elle me fait face, plus vivante que jamais. Son regard pétillant suffit à allumer mon désir, son sourire à déclencher mon excitation. Elle est de nouveau assise en face de moi, dans la salle à manger de notre vaste appartement de la porte Maillot. Nous allons enfin partager ce dîner aux chandelles, enfin consommer ce foie gras qui nous attend au frais depuis des mois. Son visage m’apparaît intact, magnifique, lavé du sang de l’accident. La pâleur de son teint n’est plus cadavérique mais érotique. Sa coupe de garçonne n’a jamais autant fait ressortir sa féminité. La sensation de contempler Demi Moore, époque Ghost.

Alice, de nouveau là ou presque. Quel cruel parallèle. Pour un peu j’en chialerais.

La lueur mouvante des bougies irise ses pupilles ; c’est la première fois qu’elle me regarde avec autant d’intensité, qu’elle m’allume avec autant d’aplomb. Nous sirotons une flûte de champagne, Burt Bacharach en fond sonore. Le vin fait briller ses lèvres charnues, que j’ai envie d’embrasser à pleine bouche. Sous la table, son pied remonte doucement le long de ma jambe jusqu’à atteindre mon entrejambe. À travers ses bas noirs ses orteils pianotent contre mes bourses gonflées. Sa pointure prend la mesure de mon pénis, qui s’allonge et grossit. À l’intérieur de mon pantalon mon érection est celle de la résurrection. Ses orteils écrasent mes testicules à présent. Elle tient vraiment à me faire exploser ! Mon désir monte. Je suis au bord de la décharge. Raison pour laquelle je repousse son pied d’entre mes jambes. N’ayant pas la volonté de rester assis plus longtemps, je me lève et présente mon bas-ventre à ses lèvres humides. Elle m’adresse un sourire inédit de garce. Sa main plonge vers ma braguette. Elle extirpe ma trique. Ses doigts chauds se referment autour de mon pénis palpitant. Elle me masturbe bien mieux que l’ancienne Alice. Ce dont elle semble parfaitement consciente :

— Tu aimes comme je te branle ?

— À en crever.

Nous partageons un sourire trouble.

Nul doute que cette Alice-là va m’emmener au pays des merveilles.

Elle m’astique maintenant avec un inhabituel savoir-faire. De son vivant, Alice ne m’a en aucun cas manipulé avec autant de talent. À croire qu’à sa mort elle est montée tout droit en Enfer et que Lucifer lui a aussitôt appris à se servir de sa longue queue fourchue. Elle approche mon membre de ses lèvres, qui ressemblent à celles de son sexe : roses et gonflées. Mon méat, baba, pleure déjà de bonheur. Va-t-elle m’accorder cette pipe que j’attends avec tellement d’impatience ? Yes ! Fucking God ! Elle aspire enfin mon gland entre ses lèvres tout en s’occupant de mes testicules. Sa bouche gourmande me tète pendant que ses doigts longs et fins me palpent les couilles. Des mois que je fantasme cet instant ; des semaines que j’espère ce retour.

J’ai attendu deux longues heures avant qu’elle ne redevienne Alice dans la salle de bains. Mon impatience m’a deux fois poussé à aller la rejoindre. Elle m’a repoussé. Ce qui a raffermi mon érection.

— Je ne suis pas encore prête à m’occuper de ta queue, m’a-t-elle assuré.

J’ai grillé un demi-paquet de cigarettes au salon en redoutant cette métamorphose, tout en bandant honteusement. Or cette mutation s’est bien passée. Même mieux que je l’espérais : elle est devenue plus excitante que l’ancienne Alice ; plus féline dans sa façon de marcher, davantage fatale sous son maquillage.

Sa petite robe noire, celle que je lui ai offerte l’année dernière et qu’elle n’a mise que trois fois sous prétexte qu’elle la trouvait trop courte et moulante, lui va ce soir comme un gant. Mieux que de son vivant.

1 mètre 72 pour 58 kilos. Un corps à réveiller les morts. Ses bas noirs me donnent envie de me jeter à ses jambes, ses bottines en cuir (qu’elle a rechaussées avec une sorte de défiance sadique à mon égard) de me coucher à ses pieds.

Dans l’immédiat elle continue de me sucer et de me branler avec maestria. Son regard mutin va me faire jouir tout au fond de sa bouche. Je dois encore me freiner pour ne pas exploser entre ses lèvres magnifiques, comme spécialement conçues pour les fellations. Ma queue dégouline de salive tandis qu’elle se redresse pour me faire face avec hardiesse.

— Va t’asseoir sur le canapé.

Une fois sur le canapé j’attends ses ordres.

— Retire ton pantalon et relève les jambes.

Je lui obéis, sous le charme de cette double injonction, la queue plus raide que jamais.

Elle s’agenouille de nouveau devant moi, l’œil sévère.

— Relève les jambes mieux que ça.

Je m’exécute, le sang au visage, un peu honteux de lui offrir si crûment la vision de mon anus. D’un autre côté, c’est pour qu’elle me revienne perverse de corps et d’esprit que j’ai provoqué cette reconstitution.

— Pour toi, ma chanteuse préférée, lui ai-je dit avec émotion il y a une vingtaine de minutes, en lui remettant un petit paquet.

Elle a rosi de plaisir en découvrant dans l’écrin non pas un bijou mais des clés de voiture. Pas n’importe laquelle. Celle de ses rêves : un petit coupé sport. Je pouvais enfin lui faire ce présent. C’est à ce moment-là qu’elle m’a embrassé pour la première fois. Du moins pour la seconde première fois. J’ai eu tort de redouter son baiser : il m’a ramené à la vie.

J’ai toujours les jambes relevées au maximum. Divinement humiliant.

— C’est bien, chéri. Reste comme ça. Le temps que je te sodomise des yeux.

Je ne peux m’empêcher de lâcher un râle extatique un peu ridicule qui lui soutire un petit sourire moqueur. Puis elle attrape ma verge, me gobe les bourses une par une, les savoure comme deux petits fruits gorgés de jus tout en me masturbant de plus en plus fermement et de plus en plus efficacement. Jusqu’à ce qu’elle concentre toute son attention sur les contours de mon anus. Surtout avec le bout de sa langue. Je ne vais pas tenir longtemps, à ce rythme.Oh, Alice… Je sens, grande première, sa langue s’introduire par à-coups très doux dans mon petit trou ; sa feuille de rose me déclenche un inédit bouquet sensoriel au vif parfum d’interdit. Elle me darde pendant qu’elle me branle avec une efficacité diabolique, comme en vitesse rapide. Ses yeux sont fermés, les miens grands ouverts pour photographier mentalement cette nouvelle femme apparemment prête à réaliser mes désirs les plus fous. Mon regard immortalise ses doigts nerveux qui glissent sur ma queue ainsi que l’expression dépassionnée de son visage, à la fois si semblable et différent de son visage d’avant. Son anulingus inspiré amplifie encore ma raideur. Sa langue éveille en moi de nouvelles zones érogènes. Mon érection est à la fois externe et interne.

Je ne peux plus me retenir. Le mouvement incessant de sa main, conjugué à ses profonds coups de langue, déclenchent ma première éjaculation de la soirée. Mon sperme jaillit du bout de mon sexe. À chaque nouveau jet condensé mon anus se contracte sur le bout de sa langue.

Je n’en finis pas de me répandre sur mon ventre tétanisé. Mes spasmes sont multiples. Mon orgasme est à répétition. Divine petite mort.

Nous soupons finalement en silence : foie gras, plateau de fruits de mer, le tout arrosé de champagne. L’intérieur de mon ventre palpite comme si la langue d’Alice était toujours mouvante en moi. Je n’ai pas vraiment débandé depuis mon intense éjaculation. Ray Charles en fond sonore.

Alice ne cesse de fixer ses trois disques d’or encadrés au mur, comme si elle les apercevait pour la première fois. J’ai alors la sensation de découvrir la face B de sa personnalité, bien plus magnétique que celle que j’ai connue.

Elle semble fascinée par ses propres trophées de rhythm’n’blues. Je refoule l’image de ses fans en lunettes noires se recueillant autour de sa tombe, cimetière du Montparnasse. Je préfère me concentrer sur ses lèvres et sur sa chatte, que je continue d’ailleurs de posséder durant de longues séances onanistes. Ces baises fantasmées où je la fais hurler de plaisir et au cours desquelles elle me demande de la « défoncer toujours plus fort, toujours plus profondément », et où elle exige que je la « baise à mort ». Exactement ce que je vais faire, durant son court passage. Et interdiction de sombrer dans le lacrymal de la situation, que je désire juste sexuelle. Entre nous il ne sera donc question que de plaisir physique, de cyprine et de foutre, de pulsions et de perversions. Je dois profiter de son corps pendant qu’il est encore chaud.

Le sensuel baiser soufflé que m’envoie Alice ravive mes désirs à son égard, elle qui naguère n’a eu pour moi que si peu d’attentions. Je lui en fais la remarque.

— C’est vrai : dingue, comme j’ai été chiante et frustrante avec toi de mon vivant, admet-elle, non sans un certain esprit. J’aurais peut-être dû mourir plus tôt.

— Peut-être.

Un peu grisés, nous nous moquons de l’ancienne Alice, jadis si peu friande des jeux de l’amour, car trop obsédée par sa carrière, ses concerts, son avenir(cynique).

— Pardon d’avoir négligé tes envies égoïstes, me tacle-t-elle. Mais je me devais d’abord et avant tout à mon public adoré. Et toi au moins tu n’as pas eu à faire des pieds et des mains pour te masturber dans mes sous-vêtements.

En plein dans les dents, je reçois sa répartie pertinente.

Pour me défouler je lui rappelle la scène qu’elle m’a faite trois jours avant d’expirer au sujet de son futur vidéoclip – qui n’a d’ailleurs pas été tourné. Clip pour lequel j’avais suggéré qu’elle soit plus provocante et dominatrice dans ses fringues et ses attitudes, histoire d’érotiser son image un peu trop sage – mais sans oser lui raconter que quelques jours plus tôt j’avais surpris, Fnac Saint-Lazare, deux jeunes au look de rappeur en train de la « téma vegra » (pour parler comme eux) sur l’affiche de sa prochaine tournée. « Elle est trop bandante, c’te gonzesse. Dommage qu’elle fasse pas des films de boules. » J’aurais souri si je ne m’étais pas mis à bander. Toujours est-il que ma suggestion l’avait courroucée : « Mon public n’est pas, et ne sera jamais, celui de Britney Spears. » Elle avait même ajouté ce grandiose : « Tu ne me convertiras jamais en putain cathodique. » Sa colère éperonnait à chaque fois mon désir : lorsqu’elle fulminait, ses pupilles se dilataient, ses lèvres gonflaient, ses pointes de seins durcissaient.

— Ah, que dans ces moments-là j’aurais aimé te faire tout ce qui me passait par la tête !

— Comme me prendre par-derrière ?

— Oui. Et en empruntant ta voie la plus privée. Autrement dit, en t’enculant.

— Grossier personnage.

— Sans compter toutes les situations obscènes que tu as toujours refusées que je réalise avec toi et dont je ne t’ai d’ailleurs jamais parlé, certain que tu m’enverrais paître.

— Comme d’enfoncer ma langue dans ton délicat trou du cul ?

Sa verdeur me fait à la fois rougir et durcir.

— Souviens-toi comme tu as été choquée, la fois où j’ai voulu que tu m’enfonces un petit doigt.

— J’avoue. Mais ça c’était quand j’étais inexistante pour toi. N’est-ce pas ?

— Exact. Autant de raisons scabreuses pour lesquelles je compte sur cette seconde vie avec toi, version hard. Afin que nous partagions enfin les combinaisons les plus hot qu’un couple, sexuellement sur la même longueur d’onde, est en droit de concevoir. Surtout que cette nouvelle existence sera aussi éphémère que celle d’un lépidoptère.

Nous nous retrouvons de nouveau au cœur du salon. La grande pièce n’est éclairée que par la lueur des flammes qui dansent dans l’âtre. Elle me pousse dans un fauteuil et m’offre un effeuillage lascif. Alice Fey en fond sonore – son ultime album, que j’ai refusé de commercialiser, l’époux en moi ayant finalement réussi à tordre le cou du producteur.

Elle enlève sa robe cintrée et dévoile ses seins toujours aussi menus, aussi durs. Elle lubrifie ses mamelons, les pince avec ses ongles longs jusqu’à ce qu’ils soient en érection. Sa peau reste diaphane, son ventre plat, aussi tendu qu’une peau de tambour. Elle ne porte plus que ses dessous noirs et ses talons hauts. Excitation.

Elle approche en ondulant du bassin. Ses hanches sont si tentatrices que j’ai le réflexe de les saisir. Elle m’échappe et m’adresse un sourire pernicieux, se retourne, me présente ses fesses. Je retire mon futal et me branle. Elle recule vers moi tout en bougeant sa croupe, son cul à quelques centimètres à peine de mon gland. Nouvelle impulsion de l’attraper par les hanches, mais je me contrôle. Ses fesses mouvantes m’ensorcellent. Jamais l’ancienne Alice ne m’a torturé à ce point. À moins qu’elle m’ait régulièrement supplicié en restant si froide à mon contact.

Elle frotte maintenant son cul incandescent contre ma queue en feu en prenant appui sur les bras du fauteuil. Les muscles de son dos roulent sous sa peau musquée. Elle m’autorise à poser les mains autour de sa taille de sylphide. Elle se frotte de plus en plus rapidement contre moi, sans m’autoriser à la prendre. Ce simulacre de pénétration est redoutable ; de quoi transformer un glaçon en flaque de sueur. Mes mains remontent sur ses seins, ses tétons pointent. Je me retiens de mordre la chair tendre et appétissante de son dos athlétique.

Son impulsion m’électrise. Ses coups de reins sont terribles à présent. Je pince fort le bout de ses seins pour refouler l’irruption de mon orgasme. Hors de question qu’elle me refasse jouir aussi vite ou qu’elle ait la satisfaction de se sentir à ce point maîtresse de mes désirs. Je diffère mon plaisir.

Mon self-control accroît sa perversité ; elle abaisse sa petite culotte dans l’unique but de m’exposer son anneau, que je découvre ouvert, comme si cette garce n’était plus vierge de ce côté-là depuis des lustres. Exquise jalousie. Alice serait-elle devenue là-haut une ardente adepte de la sodomie ? Je manque éclater d’un rire nerveux. Sûr que l’ancienne Alice aurait préféré mourir foudroyée sur place plutôt que de m’exhiber aussi clairement son étoile sombre. Mais ce soir, sans équivoque, elle provoque ma bouche de son anus dilaté.

— Occupe-toi de mon cul avec ta bouche et ta langue, puisque tu y tiens tant que ça.

J’ose lui demander :

— Pourquoi es-tu si ouverte ?

— L’excitation… se contente-t-elle de se justifier.

La contemplation de son orifice me fascine.

— Tu attends quoi ? Que je change d’avis ?

— Certainement pas !

J’embrasse son œillet, d’abord sagement puis plus passionnément, y plongeant la langue le plus loin possible. Mon fougueux baiser rectal provoque un gémissement guttural. Je la tiens par les cuisses – elle se caresse par-devant, se masturbe aussi farouchement qu’un homme. Son excitation rejoint la mienne. Elle écrase ses fesses contre mon visage pour que je la lèche. Mon étreinte est sur le point de déclencher sa jouissance. Ses plaintes se transforment en râles tandis que mon nez la pénètre. Quand elle crie enfin son plaisir, je fais un effort presque surhumain pour ne pas enfoncer ma queue entre ses reins et jouir en même temps qu’elle dans une parfaite synchronisation.

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