Samia, fille du voyage

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MICHAEL MiaMORGAN Bruce

Les AphrodisiaquesSabine Fournier


BDSMfemdomtabouteen


192 pages


Papier 23€00 Ebook 12€99

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Résumé

Samia, jeune Rom très portée sur la chose, a envie de voir le monde, s’amuser et baiser le plus de beaux mecs possible. Mais pour voyager il faut de l’argent, et de l’argent, Samia n’en a pas ! Par chance elle fait la rencontre de Julien de Préville, fils de bonne famille mal dans sa peau, timide, à moitié puceau et pourvu d’un sexe minuscule. La jolie brune n’a aucun mal à séduire ce soumis en puissance et en faire un mari cocu et complaisant, qu’elle trompe avec la terre entière – à commencer par le père du pauvre garçon ! – et livre à des jeux d’humiliation pervers…

Leurs aventures les conduiront des plages du Nord à celles du Maroc, sans oublier le célèbre camp naturiste du Cap d’Agde, où Samia, belle amazone, fera des ravages…

Une nouvelle série sans tabous ni concessions signée par le duo de choc Mia Michael, auteure de la série-témoignage Mia sans dessous, et Bruce Morgan, célèbre dessinateur de bandes dessinées pornographiques (Les Instincts pervers), qui livre ici près de 70 illustrations à couper le souffle. Âmes sensibles s’abstenir !

Débuter la lecture

1

À cinq ans nous habitions près de Bucarest et je me disais qu’un jour j’épouserai un homme riche. Je rêvais d’un Prince Charmant qui habiterait un château et pas une caravane.

Quand j’ai eu dix ans mon père a eu des problèmes avec la police et nous sommes venus en France.

Aller à l’école me plaisait, même si j’en changeais très souvent.

Je suis une Rom mais on nous appelle aussi Tziganes, Manouches, Gitans, Romanichels ou encore voleurs de poules.

Adolescente j’espérais toujours rencontrer un homme riche et voyager autrement qu’en caravane. Au lycée j’ai rencontré un garçon très docile. Il accomplissait mes quatre volontés – et je ne manquais déjà pas d’imagination ! Pour moi le mari idéal devait se montrer obéissant. Il me fallait des petits amis aussi bien capables de me défendre (dur d’être Rom dans la campagne française) que de me servir d’esclave. À la fois dur à cuire et heureux de faire mes devoirs, porter mon cartable et se faire punir à ma place en échange de quelques rares baisers.

Mes origines me handicapent, bien sûr. Quels parents accepteraient de donner leur fils à une vagabonde ? Mais je suis séduisante. Notre peuple vient d’Inde et mes cheveux et mes yeux très noirs et ma peau légèrement ambrée plaisent aux hommes et aux femmes. Je ne manque pas d’amants. Mais un mari à qui je pourrais mettre un collier et une laisse, c’est une autre histoire !

Début juillet nous étions près de Marseille et je suis allée en stop aux Saintes-Maries-de-la-mer pour demander à notre patronne Sara la Noire de m’aider à trouver un époux. Et j’ai eu raison d’y croire car trois semaines plus tard, dans le Nord, un jeune homme avec une montre Cartier semblait fasciné par moi, pareil à une gerbille croisant la route d’une vipère à cornes. Au moment où je l’ai obligé à nettoyer le sol où il venait de renverser sa bière, j’ai su qu’il serait un mari idéal, aussi dépendant et démuni qu’un nouveau-né. Merci, sainte Sara.

Son obéissance me fait mouiller. En boîte j’ai flirté devant lui avec un homme viril comme je les aime.

Aujourd’hui je rencontre ma future belle-mère. Il paraît qu’elle n’est pas commode.

Je lui ai demandé de me donner ses clefs de voiture et son portefeuille.

Je conduis et il m’indique le chemin.

Il vit dans une superbe villa au Touquet.

Nous entrons et nous dirigeons vers une piscine à la taille impressionnante. Sa mère, une quadragénaire bien en chair vêtue d’un simple maillot de bain et à la poitrine fatiguée, n’est pas seule.

— Merde, murmure Julien, mon père est là.

L’air plus âgé que sa femme, il est gros et velu.

Je me présente :

— Samia, ravie de vous connaître

Le père attaque tout de suite, sans préliminaire :

— Alors tu t’appelles Samia et tu as envie de passer des vacances avec notre fils ?

— Oui, Monsieur, mais d’abord…

Je me tourne vers Julien :

— On doit parler entre grandes personnes. Va te doucher et prépare tes affaires. Je viendrai te chercher dans ta chambre.

— Oui, Samia.

Sciés, les parents ! Yeux ronds, bouches ouvertes. Julien se lève et s’en va aussitôt.

— Il t’obéit aussi facilement ? me demande sa mère.

— Oui.

— Et sinon ?

— Il aurait eu droit à une bonne fessée. C’est la seule façon d’éduquer les enfants, non ?

Ils éclatent de rire. C’est gagné.

— J’adore cette fille, s’esclaffe son père. Tu vois, Cynthia, on aurait dû faire ça depuis longtemps. Samia, pourquoi, veux-tu passer tes vacances avec lui ?

— Je veux un homme obéissant et attentionné.

— Tu l’aimes ?

— Il est gentil.

— Tu sais qu’il est dépressif et paresseux comme une couleuvre ? dit la mère. De plus il boit trop d’alcool et se drogue régulièrement.

— Je le changerai.

— Tu es sûre de toi.

— Tu as couché avec lui ? me demande le père.

— Plus ou moins…

Ils se regardent en souriant.

— Et il te satisfait ? demande Cynthia.

— Ma foi, rien ne m’empêche de prendre un amant viril si je me sens frustrée.

Leur parler de manière aussi impudique me fait mouiller. Après un silence prolongé, le père reprend la parole :

— Que veux-tu au juste ?

— Je veux qu’on se marie. J’en ferai un époux obéissant, sobre et travailleur.

Sur le cul, les grands bourgeois !

— Si tu y arrives, d’accord pour le mariage.

— J’ai encore une chose à vous avouer. Je suis rom et mes papiers ne sont pas tout à faire en règle.

— Nous devons discuter entre nous, m’annonce la mère.

Pendant qu’ils débattent je me débarrasse de ma robe, leur offrant mon cul à mater, et plonge dans l’eau fraîche de la piscine. Ça fait du bien !

Le père me fait signe de les rejoindre. Ruisselante et nue, je m’assieds dans le gazon bien taillé.

— Si tu l’éduques aussi bien que tu le prétends, d’accord pour le mariage. Nous te laissons un mois. Parle-nous de vos vacances.

— On partira à l’aventure en stop vers le Midi.

— Vous n’irez pas loin. Tu veux de l’argent, sans doute.

— On va se débrouiller.

À nouveau, surprise.

Malgré leur envie que je dresse leur chiffe molle de fils, ils se méfient.

Séchée par le vent je remets ma robe. Je me demande si je les excite. D’après leurs regards fuyants je pense que oui.

— Eh bien puisque nous sommes d’accord, je vais chercher Julien.

Dans le séjour j’aperçois la bonne faire semblant de ramasser quelque chose. Elle écoutait la conversation, bien sûr.

— Bonjour. Il est comment Julien avec toi ? je lui demande.

Elle lève les yeux au ciel.

— Sois tranquille, je vais le dresser ! Montre-moi sa chambre.

— J’en serais ravie. Suivez-moi.

Nous le retrouvons au premier étage, occupé à ranger des piles entières de vêtements dans toute une collection de valises.

— Tu pourrais aller me chercher un petit sac de voyage ? je demande à la bonne.

— Oui, Mademoiselle, tout de suite.

Cool d’avoir des larbins !…

Julien crève de curiosité mais je préfère le frustrer.

— Tu mets un jean, un tee-shirt et des baskets ou des chaussures de sport. Pas de caleçon. Exécution !

De retour avec un petit sac de voyage, la bonne regarde Julien se mettre à poil avec un sourire en coin.

— Je peux vous aider, Mademoiselle ?

— Oui, apporte sa brosse à dents et du dentifrice..

Je remplis le sac avec le minimum vital. Pas question d’embarquer je ne sais combien de valises ! Et maintenant, un peu de dressage !

— Alors comme ça, Julien, tu n’as pas toujours été gentil avec la bonne ?

— C’est vrai, mais…

— Excuse-toi avant de partir ! Obéis !

— Je… je vous prie de m’excuser…

— Merci et bon voyage, Mademoiselle, me répond la bonne.

Je ne me suis pas livrée à cette démonstration pour faire plaisir à la bonniche, évidemment, mais pour confirmer mon pouvoir sur Julien.

En bas le père nous attend. Il donne une poignée de billets à Julien.

— Voilà ta semaine.

De l’argent de poche ? Comme s’il avait encore douze ans…

Julien me remet l’argent.

— Au revoir, Monsieur, dis-je au père. Nous revenons dans quatre semaines, pour les préparatifs du mariage. Et toi, va dire au revoir à ta mère.

— Oui, Samia.

— Tu ne réclames toujours pas d’argent ?

— Je veux un mari soumis, pas de votre fric. Pas encore. Vous me ferez un cadeau quand je l’aurai dressé.

Il me prend par la taille et me colle à lui en disant :

— Tu me plais, toi. Si tu réussis je te proposerai un job dans mon usine.

— Quel genre ?

— Intéressant.

Là-dessus il me roule une pelle. Je me laisse faire un court moment.

— Beau-papa, nous ne sommes pas seuls.

La bonne sourit, mais ça ne le dérange pas. Il me claque les fesses.

— Tu me plais de plus en plus.

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