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CORPS EN FOLIE

Fiche technique
Nombre de pages 128
Langue Français
Date de parution 20/07/2020
Référence A00310N

Extrait gratuit

CHAPITRE PREMIER

Cela faisait plusieurs années que Sandra n’avait pas revu sa nièce Karine. Aussi, ce soir-là, éprouvait-elle une appréhension certaine en attendant la jeune fille sur le quai de la gare de Marbolon. Allaient-elles seulement se reconnaître ? Son frère et sa belle-sœur prétendaient que leur fille avait besoin de repos. Ils s’absentaient à l’étranger pour une série de reportages et de conférences et ne pouvaient l’emmener avec eux.

Sandra se serait bien passée de cette corvée. Elle avait assez à faire avec ses propres problèmes. Son mari venait de la quitter et elle avait compté sur ces grandes vacances pour faire le point. Mais elle n’avait jamais rien pu refuser à son frère aîné.

Dans un crissement strident, l’autorail crème et bleu vint se ranger le long du quai. Les craintes de Sandra se révélèrent vaines. Avec sa minijupe noire, sa veste cintrée et sa silhouette juvénile, sa nièce ne passait pas inaperçue au milieu des autres voyageurs.

Ses cheveux blonds étaient coiffés en brosse et rasés sur les tempes, mais derrière la tête, ils tombaient sur ses épaules comme une crinière, accentuant la minceur de son visage triangulaire. Des chaînettes et de grosses épingles de nourrice brillaient sur sa veste. En outre, elle portait un petit anneau dans la narine gauche et des têtes de mort argentées en guise de pendants d’oreille. L’attirail classique de la parfaite punkette.

Son sac de voyage en bandoulière, elle s’arrêta devant sa tante qu’elle examina d’un regard narquois.

— Ben dis donc, tu t’es drôlement rembourrée, depuis la dernière fois.

— Tu as fait bon voyage ? bafouilla Sandra, déconcertée par cette entrée en matière.

— Crevant et chiant ! Heureusement que j’ai pu dormir un peu dans mon coin.

— Tu dois avoir envie de te reposer…

Ne sachant trop quoi dire, la tante et la nièce se dirigèrent vers la sortie. Karine ne réagit qu’arrivée devant la R20 rouge de Sandra.

— C’est ça ta bagnole ? Dans un coin pareil, moi je me verrais plutôt rouler en 4x4.

La gare se nichait en bordure du village, réduit à une seule rue bordée d’une dizaine de maisons. Elles se retrouvèrent vite en rase campagne et, à travers la vitre, Karine lorgna les collines nues barrées par des falaises de granit.

— C’est paumé ici, commenta-t-elle.

Sa tante, sidérée, la vit ôter sa veste et relever sa jupe.

— Mais qu’est-ce que tu fais ?

— Cette putain de culotte me serre. Je n’en mets pas souvent mais, comme une gourde, j’ai cru que ce serait mieux pour le voyage. Total, j’ai la chatte en feu.

Avec un naturel effarant, elle fit glisser son minuscule slip noir le long de ses cuisses. Sandra rattrapa une embardée. Malgré elle, elle avait jeté un coup d’œil sur le ventre délicatement bombé de sa nièce, dont l’arrondi se terminait par un duvet doré.

Karine recula son siège, abaissa le dossier et leva les pieds pour les poser sur le tableau de bord. Du bout des doigts, elle lissa la fine toison de son bas-ventre. Sandra arrêta la voiture et prit le poignet de sa nièce.

— Tu es folle ? On pourrait croiser quelqu’un.

D’un mouvement brutal, Karine se dégagea. En dépit de sa silhouette frêle, elle possédait une force surprenante. D’un air de défi, elle se souleva du siège, amenant son bas-ventre à la hauteur du pare-brise.

— Il doit passer un plouc toutes les deux heures, par ici.

Se laissant retomber, elle écarta les genoux, découvrant son sexe. Elle avait encore un bas-ventre de gamine avec son duvet blond clairsemé qui ne cachait pas ses fines lèvres roses. Elle les écarta du bout des doigts. Ses nymphes minuscules entouraient un vagin à l’entrée très large.

— Ça me brûle, c’est l’irritation. Heureusement que j’ai de la crème dans mon sac.

Sandra ne parvenait pas à détacher ses yeux de sa nièce. Son cœur battait à grands coups et sa gorge serrée l’empêchait de parler. Se ressaisissant, elle embraya et accéléra. Au moins, une fois arrivées, elles ne risqueraient ni les rencontres intempestives ni les commérages.

Mais Karine, une main entre ses cuisses, ne semblait pas disposée à rester tranquille, même une minute.

— Tu permets ? Ça m’a échauffée, il faut que je me masturbe. Ça ne t’ennuie pas ?

Elle remuait déjà ses doigts, le souffle court, les joues rouges. Les lèvres roses s’arrondissaient, palpitantes comme une bouche avide. Et ses poils se hérissaient, pendant que tout son ventre bougeait d’avant en arrière. Elle semblait vraiment faire l’amour, comme si un sexe d’homme pénétrait son vagin. Elle retira sa main couverte de mouille, pressa son clitoris.

Sandra dut ralentir, trop troublée pour conduire convenablement.

Le visage cramoisi, les yeux dans le vague, Karine respirait avec bruit. Ses seins menus se soulevaient à un rythme rapide sous son chemisier. Elle tourna la tête vers sa tante.

— Papa m’a dit que ton mari t’avait plaquée. Comment tu fais ? Tu as un jules ? Une copine ?

— Tu es folle ?

La réaction de sa tante fit rire Karine qui ajouta :

— Entre filles, on peut se rendre service.

Sa vulve était presque aplatie tant elle était ouverte, et l’entrée du vagin ressemblait à un gouffre. Elle dut y enfoncer plusieurs doigts pour la combler. Au mouvement circulaire de sa main, Sandra devina quelle en frottait les parois, tantôt près du bord, tantôt aussi loin qu’elle pouvait.

— Ah, tata, râla-t-elle, si tu savais comme c’est bon de se branler. Fais-le, toi aussi.

—Non, arrête !

Karine bougeait sa main avec lenteur, pour prolonger sa caresse le plus longtemps possible. Pourtant son visage se crispait avec une expression douloureuse.

— Je crois que je vais jouir…

Elle tendit son ventre et poussa une longue plainte, avec une telle grimace de souffrance que sa tante prit peur. Mais très vite, elle retomba sur son siège, le souffle court, le corps agité de tremblements.

Il ne lui fallut pas longtemps pour retrouver sa respiration et rabattre sa jupe sur ses cuisses.

— Excuse-moi. Quand je jouis, je ne sais plus du tout ce que je fais.

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