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SEVICES MILITAIRES

Fiche technique
Nombre de pages 128
Langue Français
Date de parution 08/12/2020
Référence A00322N

Extrait gratuit

CHAPITRE I

La joue contre la vitre du compartiment, Nathalie regardait la pluie tomber. Elle était partie la veille de Nice et avait voyagé toute la nuit, après un rapide changement à Lyon, puis à Poitiers. La jeune femme se leva, enjamba les passagers en s’excusant et sortit dans le couloir. Dehors l’orage grondait. La pluie redoublait et la chaleur qui régnait dans le train rendait l’atmosphère presque suffocante.

Nathalie se rendit dans les toilettes pour se rafraîchir. Avec les départs en vacances, le couloir grouillait de monde en ce 1er août. Elle se fraya un passage et attendit son tour devant la porte des W.-C. Une fois dans la cabine, elle passa un peu d’eau sur son visage. En se voyant dans la glace, elle se sentit sale, fatiguée. Ses longs cheveux noirs étaient ébouriffés. Sur son teint hâlé, des cernes marquaient ses yeux noisette. Ses vêtements collaient désagréablement à sa peau. Ses seins volumineux se dessinaient sous son tee-shirt. Une large auréole humidifiait ses aisselles. Son jean moulait ses petites fesses rondes au point que la couture s’incrustait dans la raie de son derrière. Son odeur de brune métissée, un peu piquante, emplit le minuscule réduit. Elle se rinça de nouveau le visage, s’épongea sous les bras, puis sortit. Une grande lassitude l’avait envahie.

Elle resta un moment à côté du soufflet, respirant l’air tiède, hésitant à retourner dans le compartiment bondé où il faisait trop chaud. Elle alluma une cigarette, et le dos contre la porte, se laissa bercer par le roulement du train.

Autour d’elle des gens accablés par la chaleur étaient dans le même état de somnolence. Nathalie souffla la fumée de sa cigarette au plafond en fermant les yeux, pensant à ce qu’elle avait vécu.

Elle venait d’avoir dix-huit ans. Elle avait passé toute son enfance en Nouvelle-Calédonie ; la révolte des Kanaks contre les Français l’avait fait se retrouver seule à seize ans. En rentrant un après-midi du lycée, elle avait trouvé ses parents et son frère sauvagement massacrés. Rapatriée en France chez une tante qu’elle connaissait à peine, elle avait eu le plus grand mal à s’adapter à sa nouvelle vie. Bien vite, sa tante ne voulant plus s’encombrer d’elle, elle avait été placée dans un pensionnat à Vallauris.

Les religieuses firent tout ce qu’elles purent pour qu’elle décroche son bac. Mais malgré les punitions qu’on lui infligeait, rien n’y faisait. Nathalie ne s’adaptait toujours pas. Au fil des jours, elle découvrait qu’au lieu de l’effrayer, cette discipline lui procurait bien au contraire un violent émoi. Son trouble augmenta quand elle remarqua que certaines de ses camarades changeaient de lit chaque nuit.

Les autres, trop timides, se contentaient de se masturber discrètement en regardant leurs ébats. Nathalie les imita en astiquant son clitoris avec des gestes fébriles mais en gardant les yeux fermés.

Ses fantasmes étaient bien différents de ceux de ses copines. Dans la moiteur de son lit, elle voyait défiler des images de soumission, de fessées, d’humiliation…

Depuis sa plus tendre enfance, Nathalie avait toujours éprouvé le besoin d’être dominée. Les fessées de son père étaient pour elle des preuves d’amour. Quand elle commettait une bêtise, elle s’allongeait sur ses genoux sans aucune appréhension. Bien qu’elle le suspectât d’apprécier son petit derrière rebondi, il n’avait jamais osé pousser plus loin. Pourtant, elle se serait laissé faire… Pendant très longtemps, ce fut son unique fantasme. C’était le seul homme qu’elle connaissait vraiment. Elle ne comprenait pas pourquoi elle mouillait pendant que son père la fessait, mais le plaisir était si fort qu’elle ne réfléchissait plus. Le soir, dans sa chambre, elle se masturbait en rêvant qu’il la branlait en même temps.

Il lui arrivait aussi d’éprouver d’autres émotions en respirant ses odeurs intimes. Elle aimait humer le fond de sa culotte, à la fin de la journée. Son slip sur le visage, elle se tripotait, le rouge aux joues. Peu à peu, tout ce qui l’entourait devenait prétexte au plaisir.

Dans la pension, une des sœurs s’était aperçue de son comportement pas très catholique. Sœur Anne était une jeune femme blonde aux yeux bleus, d’une trentaine d’années. Ses formes pleines saillaient sous son habit de religieuse. Dès qu’une occasion se présentait de punir la jeune fille, elle venait aussitôt la corriger. Bientôt, Nathalie comprit qu’elle prenait un réel plaisir à lui fouetter les fesses avec son martinet. Aucune n’étant dupe des avances de l’autre, le jeu trouble entre elles s’exaspéra. L’une provoquait, l’autre punissait.

Un jour, Nathalie se déshabilla entièrement devant sœur Anne et s’abandonna, frémissante, aux lanières du martinet. Elle ne fit pas semblant d’avoir mal, cette fois. Elle tendait le buste, donnait ses fesses. Les yeux brillants, sœur Anne la cinglait partout.

Un soir, pendant qu’elle la fouettait, la religieuse finit par craquer à son tour. Elle mit sournoisement sa main entre ses cuisses et à travers sa longue robe de bure, plaqua sa paume contre son sexe. La jeune fille, détournant involontairement la tête, la découvrit ainsi. Elle plissa les paupières, puis empoigna ses fesses à pleines mains, tout en se penchant en avant. Sœur Anne se figea devant son audace. Elle fixa le corps offert sans oser bouger.

La jeune fille, la peau couverte de sueur et de stries rouges, lui montrait sans aucune pudeur sa vulve et son anus. Sœur Anne fit siffler les lanières de son martinet et la cingla entre les cuisses. Nathalie poussa un long râle et tomba à genoux, pantelante, le souffle court.

De la voir jouir de la sorte, sœur Anne perdit toute retenue. Elle se déshabilla et se jeta sur le corps agité de soubresauts.

— Je me damne pour toi ! dit-elle en le couvrant de baisers.

Ses gestes étaient fébriles, son souffle rauque. Nathalie se laissa manipuler comme une poupée. C’était la première fois qu’on la touchait, qu’on l’embrassait… Elle écarquilla les yeux sur la plantureuse poitrine où pointaient deux longues tétines au milieu de larges aréoles couleur miel. Elle en happa une entre ses dents. Sœur Anne pinça ses tétons entre son pouce et son index. Les mamelons des deux femmes durcirent, chacune mordait un sein et pétrissait l’autre avec véhémence. Elles ne s’appartenaient plus.

Sœur Anne prit la nuque de Nathalie et la fit descendre vers son ventre. La jeune fille ne résista pas. Les poils blonds de la vulve crissaient sous son nez, les bourrelets de la chatte humide gonflaient contre ses lèvres. L’odeur marine la grisait.

Elle ouvrit de grands yeux devant les nymphes toutes luisantes de mouille. Le clitoris dardait comme une perle nacrée hors de son capuchon. Elle le suçota, sœur Anne poussa un gémissement d’aise :

— Oh oui, comme ça… Continue !

Elle frotta longtemps son ventre contre le visage juvénile en roulant des hanches. A genoux, Nathalie lapait la mouille qui dégoulinait de la fente béante. Puis, sans savoir comment, elle eut l’anus brun et froncé de la sœur au-dessus des yeux. Il palpitait dans la raie sombre tapissée de poils. Sans hésiter, Nathalie enfouit sa bouche et son nez dans le sillon, reniflant l’odeur âpre. Tête-bêche, imitant les moindres gestes de sœur Anne, elle fit frétiller sa langue sur l’anneau bistre, puis pénétra le trou moite au goût amer. Sous la pointe de sa langue, il s’épanouit, se dilata… Un filet de mouille grasse coula sur son menton. Elle délaissa l’anus pour mâchonner les lèvres molles. La jouissance arriva quand chacune enfila son index dans le cul de l’autre. Elles l’agitèrent ensemble en se trémoussant, ivres de jouissance obscène et sale.

Au cours de ses deux années au pensionnat, sœur Anne apprit à Nathalie tout ce qu’elle connaissait des choses du sexe. Elle la dépucela avec le manche de son martinet et lui fit découvrir le plaisir anal en l’enculant avec. Nathalie dut lui rendre la pareille et aussi la fouetter. Elle s’aperçut qu’il ne lui était pas désagréable non plus de mener le jeu, et en retira un nouveau plaisir.

Malgré les efforts de ses professeurs et l’obstination de sœur Anne, Nathalie ne put jamais obtenir son bac. A sa majorité, seule et désemparée, elle n’eut qu’une idée, s’engager dans l’armée. La mère supérieure accepta qu’elle reste au pensionnat jusqu’à son affectation. Trois mois plus tard, elle partait au Centre d’instruction de Rochefort pour faire ses classes dans la Marine nationale.

Nathalie sortit de sa torpeur. Le train venait de s’arrêter à La Rochelle. Les portes s’ouvrirent et une marée humaine descendit sur le quai. Puis le calme emplit le wagon, quand tous les voyageurs furent descendus. Nathalie soupira de soulagement lorsque les portes automatiques se refermèrent.

Seule dans le couloir, elle réalisa que ses souvenirs de pensionnat l’avaient considérablement excitée. Elle sentait de petits picotements sur sa vulve irritée par la sueur et la mouille. La couture de son jean s’incrustait dans sa fente. Une sensation de langueur l’envahit. Elle ouvrit la porte des toilettes, tourna le verrou et plaqua son dos contre la cloison. La respiration oppressée, de la sueur coulant sur ses tempes, elle déboutonna la braguette de son jean, fit glisser son pantalon le long de ses cuisses, baissa son slip. L’air tiède sur son sexe et son cul calma à peine sa fièvre. La tête rejetée en arrière, elle inspira les effluves de son entrecuisse. L’esprit plein d’images de ses ébats avec sœur Anne, elle s’enfonça un doigt dans l’anus. Elle soupira d’aise en frétillant des fesses. Elle enfonça deux doigts dans son vagin et les agita, provoquant des clapotis obscènes. Sa mouille coulait en haut de ses cuisses. Elle sortit l’index de son cul et le suça avec volupté… Elle ne put penser davantage. L’orgasme arriva si fort qu’elle tomba à genoux, mordant sa lèvre inférieure pour ne pas crier.

Elle retourna dans le compartiment vide en titubant, comme ivre. Une heure après, elle arrivait à Rochefort.

Devant la gare se trouvaient des camions bâchés de l’armée. Des jeunes femmes étaient assises à l’arrière, sur des banquettes en bois. Une femme assez âgée, en tenue d’officier de la Marine nationale, orientait les nouvelles recrues, un carnet à la main. Nathalie suivit les autres filles et grimpa à son tour dans un camion. Pendant une heure, elles durent encore attendre le train qui arrivait de Paris.

Sous les bâches, les filles transpiraient abondamment. Certaines paraissaient au bord de l’évanouissement. Enfin, les dernières arrivées grimpèrent à leur tour, les moteurs ronflèrent et dans un nuage de poussière, le convoi s’ébranla.

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